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A propos de Watine
Encenséepar les INrocks pour son dernier album, Watine, l’infatigable, nous revientdonc avec un deuxième opus toujours aussi personnel, intimiste, où les motsflottent sur des arrangements simples et profonds à la fois. Femme-enfant,cette artiste inclassable même dans le rock indépendant, continue à tracer saroute électronique et mélancolique avec courage et talent. TR
J’avaisécrit au sujet du 2e album de Watine que je regrettais son accenttrop français, seul obstacle à l’immersion totale dans un univers sensible etmélancolique qu’elle développe chanson après chanson. Je pourrais écrireexactement la même chose pour ce troisième album, sauf qu’elle chante ici deuxchansons en français qui s’intègrent parfaitement dans le paysage à mi-cheminentre pop orchestrale et trip hop frileux. Watine joue avec la maturité d’unevoix grave et les sonorités enfantines d’un vibraphone, allie le violoncelleaux turbulences d’une boucle électronique, se pose sur un piano et tourne lamanivelle de la boite aux sentiments.. pour donner un album tout simplementbeau et poignant. (C)
« Laouate de Watine : Qu'il y fait bon se laisser flotter encore et encore.. Purovni trip-hop, B-SIDE life, ledeuxiuème album de la chanteuse française Catherine Watine, dévoile un universd'une douceur exquise. En anglais et en français dans les textes susurrés d'unevoix captivante, ses chansons electro-acoustiques, portées par un piano, unesection de cordes et des "home percussions", sont d'une mélancolie dela trempe d'un album de Portishead. » Caroline HALAZY
Etrange etfascinante Catherine Watine. Sur ce deuxième album, la Française mêle tous lesgenres : boucles hip hop, instrumentation classique, électro, pop etfolk.. la liste est sans fin. Cassant les codes de tous les genres, la jeunefemme s ‘amuse et pose sa voix élégante, racée, comme une Nico ou MarianneFaithfull sur ces petites pièces faussement naïves. A découvrir. G.McD.
EVUE DE PRESSE Album DERMAPHRODITE (sortie 2006)
WATINEAlbum DERMAPHRODITE 2006 :
«Dommageque Watine ne soit pas vraiment anglaise, car la plaisir serait alors total»ABUS DANGEREUX
«Undésir qui à l’écoute de ce dermaphrodite n’est pas prêt de s’atténuer »A DECOUVRIR ABSOLUMENT
«Debelles mélodies déployées sur fond de trip-hop»BAMBOO
«Sice disque arrive jusqu’aux oreilles de programmateurs respectables, alors unebelle carrière s’annonce pour la demoiselle Watine »BENZINE
«Debelles ballades au piano et des cordes de très haute volée»COURRIER DE L’OUEST
«Electronique,folk, classique, tango même, Watine réinvente un trip hop à la française,nourri de spleen et de poésie » ECHO DES SAVANES
«Tendreet voluptueux, les murmures de Watine n’ont pas fini de résonner»ELECTRONE
«Ununivers ou beaucoup devraient se retrouver» EST ECLAIR
7 passages FIP
«Celachange de tout ce que j’ai entendu jusqu’à présent !»FNAC.COM
«Sonalbum est placé juste à côté des chef-d’œuvres d’Emilie Simon»FRANCHUTA
«Uneseule recommandation à faire : laissez vous emporter dans l’universféerique de Watine» FRANCOFANS
«Unalbum de trip hop élégant » THE FRENCH TOUCH
«Unalbum superbe et délicat, une grande réussite»I MUZZIK
«Sontrip hop remonte des tripes, fourmillant de détails inattendus» LES INROCKUPTIBLES
«Untricotage subtil patiné de vintage, mêlant folk, pop rock, dream electro etsymphonique qui nous entraîne dans un monde sensuel, féminin et tendre»LES INROCKS.COM
«Unesereine mélancolie, douce et fraîche à la fois, qui traverse un –Dermaphrodite– aussi inspiré que décomplexé qui parvient à dépasser la simpleornementation » LE JEUDI
L’ensemble mélodique et planant à la fois, s’orchestre avecdes cordes et des arrangements extraordinairement subtils, des programmationscachées, une expression vocale très aboutie chronique LE MOUV
«Unpetit bijou» JOWEBZINE
«Unalbum hors du commun et parfaitement indispensable»LIABILITY
«Ane pas rater» LIBERATIONCHAMPAGNE
«Watinenous offre un exemple de ténacité et d’indépendance, que viennentcouronner des chansons inspirées» MAGIC
«Unetendresse musicale unique» MAINELIBRE
«Lesmorceaux se dévoilent peu à peu, et prennent toute leur dimension au fil desécoutes. Ce qui nous condamne, mais c’est un plaisir, à laisser la musique deWatine s’imposer doucement mais sûrement» MUSIQUALITE
«Unmoment charmant » NOUVELOBSERVATEUR
«Murmuresmusicaux, pop évanescente, des petits bouts de pellicules s ‘échappentd’une symphonie quotidienne. Comme d’autres sifflent, Watine rêve en chantant.Déambulation fragile. Attention, précieux !»NOUVELLE REPUBLIQUE
«Unalbum de très bonne facture» POPNEWS
«Certainstitres lancinants tournent sans cesse, comme dans un songe»PRESSE OCEAN
«Untrès bel album» PRESTO
«UnVelvet au féminin aurait pu composer « Dermaphrodite », bel albumd’amour à fleur de peau » PROGRES de LYON
«Watinec’est un contre courant fort» RADIO CLUB
«Unalbum d’une touchante sincérité »Emi spe RFIMUSIC
«Lestyle de Watine touche tout à la fois, et surtout au cœur » REPUBLICAIN LORRAIN
«Unalbum délicat. Entourée d’un piano, de cordes, de guitares et deprogrammations, sa voix attachante égrène de douces mélopées » ROCK & FOLK
«Lamusique est une question d’émotion et Watine l’a bien compris»ROCK N MORE
«Unovni dans le paysage musical français» ROCK ONE
«Folkdream pop electro» ROCK YOU
«Dermaphroditeou quand l’electro rencontre les émotions, ça donne une œuvre originale qu’ilfaut découvrir » STAYA
«Dixtitres fragiles et aériens qui vous emmèneront tout droit dans les nuages »STARS ARE UNDERGROUND
«Untricotage subtil, patiné d’influences vintage mêlant folk, trip-hop, pop etjazz, au fil d’un monde sensuel, proche d’une famille qui réunirait>Nico ; Suzanne Vega, Portishaed ou Rickie Lee Jones»SUD OUEST
« une étrange hybride d'électro-pop islandaise et d'un folk plus US, unplongeon apaisant dans une mer de sensations neuves» LONGUEUR D’ONDE
«Ununivers vaporeux et capiteux qui évoque Portishead, Depeche Mode ou Air»TLM
«Watinelibère une vraie particularité qu’il est parfois difficile de saisir. Mais sila connexion se fait, la magie opère» TRAX
«Unalbum sensible qu’il faut réécouter jusqu’à trouver des atmosphères jazzy, plussensuelles. Typiquement féminin » VOXX
«Pépitetrip-hop, naviguant entre chanson à la française et ambiances électroniques»W FENEC
«Ilfallait oser entrer directement dans la cour des grands avec un tel ouvrage etpourtant, qui s’en plaindra ? » ZICAZIC
«Sivous avez besoin d’un bon coup de frais dans la tête, écoutez cet album qui n’apas le goût de déjà entendu » ZICLINE
Moreinfos : mailto:contact@watineprod.com- http://www.watineprod.com http://www.myspace.com/watine- http://www.myspace.com/watine2
INTERVIEWS: RFI, RTL 2 alsace, RADIO-MUSIC., TRAX,THE FAKE, MAGIC BOX, ADA, L’ALSACE, L’EST REPUBLICAIN, CANAL BLEU Limoges, GRAFFITI, RADIO PLUS, BEAUB FM,PLUM
Attachéde presse : MRP, Dominique MARIE mailto:d.marie-2@wanadoo.frT : 06 13 05 75 88
La séquence autoprodvous offre maintenant un petit bijou, cela s’appelle Watine et çà se frotte auxgrandes pointures internationales. Pourtant Watine est parisienne, niçoised’origine, elle fait du piano depuis l’âge de 3 ans, et c’est peut-être ce quilui a donné toute sa délicatesse musicale qui nous emporte très très loin.L’ensemble mélodique et planant à la fois, s’orchestre avec des cordes et desarrangements extraordinairement subtils, des programmations cachées, uneexpression vocale très aboutie. Watine est un vrai petit bijou à se procurerd’urgence dans tous les bacs. Voici Milkshake, extrait de “Dermaphrodite”, le1er album auto-produit de Watine. LEMOUV’ Radio france - Bruno Lorenzi
Pendant des années, Watine a sillonné le monde. Loin dutrip-hop frigide, ce navrant malentendu que trop de musiciens françaisentretiennent avec les disques de Bjork ou Portishead, elle débarque avec ununivers aux odeurs et humeurs fortes. Et investit avec intimité et autorité cesambiances brumeuses et oniriques où s’ébattent quelques-unes de ses pâles soulsisters, de Fiona apple à Stina Nordenstam. “Il est temps de transformer mesrêves en réalité”, chante-t-elle – et ces rêves colorés et panoramiquestrouvent ici une traduction charnelle. Car son trip-hop remonte des tripes,fourmillant de détails inattendus, de dialogues passionnants entre l’ordinateuret la vie de tous les jours. Et tant pis pour cet accent franglais : de Nico àBjörk, on se moque bien que les fées roulent les “r”, du moment que leurscomptines troublent les nerfs et cajolent les chairs. LES INROCKUPTIBLES – Dossier spécial “Les Extravagantes” – Jean-DanielBeauvallet, redac chef
Oùsont les femmes ?.... En France également, certains des disques qui échappentcomme des anguilles à la normalité sont le plus souvent le produit d’unealchimie solitaire ET féminine. Camille et Emilie Simon, pour ne citerqu’elles, y ajoutent ce supplément non négligeable qu’est le succès populaire.Derrière elles, encore en germe ou résolument en marge, toute une génération defilles qui ne s’en laissent pas conter, appellent une farandole d’adjectifs quil’on a bien du mal à masculiniser : chercheuses, frondeuses, performeuses,perforeuses, ingénieuses et surtout libres, de pensée comme de mouvement. Ellesse nomment Colleen, Le VolumeCourbe, Watine, elles publientactuellement des disques qui valent le détour et sur lesquels on s’arrêteratrès bientôt. LESINROCKUPTIBLES - Christophe CONTE
En ouverture, l’équivoque personnage qui nousreçoit s’avère perturbant, sur un Followmy vision hanté par le souffle intemporel de Robert Wyatt. Il s’agitpourtant d’un disque féminin jusqu’au bout des arrangeents, qui reflète lessonges de Watine, double apaisé de marianne Faithfull, au timbre certes moinsgoudronné. Cette musique rêveuse nous fait déambuler en charmante compagnied’un univers à l’autre, des ambiances bleutées d’un cabaret digne de Kurt Weillaux breakbeats bucoliques de Boards of Canada (Afraid), ou comme si This mortal Coil était privé de tout oripeaugothique. Watine nous offre un bel exemple de ténacité et d’indépendance queviennent couronner des chansons inspirées MAGIC- Alexandre Cognard
Inspirée par Bach et reconstruites autour desprogrammations subtiles de MArkus Dravs, les compositions au piano de Watineexplorent tous les genres et émaillent son univers d’ambiances ambigues. Savoix rappelle à certains la sublime Nico, elle m’évoque plutôt la force decaractère de Marianne Faithful dans sa manière de mener le bal et de glissermerveilleusement sur les touches de son piano. des ritournelles enchantéesa auxéchappées jazzy (Not a pretence) jusqu’à lapop-song ironique (Milkshake),Watine libère une vraie particularité, inclassable, ne répondant à aucunformatage et c’est bien là l’essentiel
TRAX- Nicolas Nieto (+ interviewculte)
Watine n’apas envie de faire les choses comme tout le monde : cette chanteuse, qui a étéautant influencée par la musique classique que par Rickie Lee jones ou Björk, ad’abord participé à un remix de ses chansons avec l’aide de divers producteurselectro croisés dans son propre studio, avant de proposer les originaux et satouche personnelle avec cet album délicat. Entourée d’un piano, de cordes, de guitareset de programmations, sa voix attachante égrène de douces mélopées teintées despleen. ROCK & FOLK
Follow my vision ouvre l’album avec brio. les premièresnotes nous plongent dans une BO puis l’arrivée des arpèges à l’acoustique nousrappelle qu’on n’ a pas vu les Archive depuis un petit moment, et les ambiancesmuent encore, les atmosphères aussi. Anymore propose le même enivrantprogramme, et à l’écoute des sublimes Afraid et Like those films (qui faitpenser immédiatement à Requiem for a dream) ou encore le duo piano-guitarejazzy de Not a pretence, vous comprendrez que la musique est une questiond’émotions et Catherine Watine l’a bien compris. ROCK N MORE
Dermaphrodite. Titre qui évoque mystère et sensualité, àl’image des chansons qui semblent émerger d’un monde féérique où tout seraitdouceur, paix et volupté. Cet album aurait pu s’intituler Sylphide, tant ilétonne par sa légèreté, sa féminité, sa grâce et la rêverie qu’il suscite. Lesnotes de piano voltigent dans les airs telles des elfes, les violons et lesvioloncelles s’envolent, la voix fluette délasse et le chant modeste mais suaveenivre. Et l’on imagine un ballet de Petits Rats de l’Opéra en tutu demousseline, une danse de sylphides ou un film de Sofia Coppola. D’unesimplicité apparente, les chansons regorgent de bizarreries électro et depetites touches délicates de sonorités nouvelles qui ravissent l’ensemble. Lechant susurré en anglais rappelle parfois celui de Leonard Cohen ou de SergeGainsbourg, la voix celle de Jane Birkin ou Suzanne Vega, et la musique, unMassive Attack épuré, un Bach aérien, un Aldo Romano funky, un Radioheadapaisé. Aux antipodes des “M’as-tu vu?” et des “M’as-tu entendu?” qui nousharcèlent quotidiennement, voici un album dépourvu de toute esbroufe et detoute agressivité, idéal pouroublier les tracas du quotidien, se détendre et se laisser bercer dans ununivers douillet et rassurant, fluide et subtil, où Watine rime avec ondine etcaresse avec prouesse. Un très bel album. PRESTO
Ouvert par lemagnifique « Follow my vision » et son côté triphop, lancé parl’entêtant « Sing c’st la vie » et ses rythmiques rappelantétrangement le « Hunter » de Bjork, l’album s’égrène au fil depetites perles reliées sans heurt ni dissonance. Deux caractéristiques se dégagent.D’abord cette exclusivité de l’anglais, délicieusement enrobé de ce légeraccent frenchy. Et surtout cette voix. Qui emprunte quelque chose d’évident àMarianne Faithfull. Pluôt grave sans être sourde, subtilement cassée et trèsfinement arrangée par petites touches, la voix de Watine glisse, ensorcelante,tout au long des morceaux. Lesquels se dévoilent peu à peu et prennent touteleur dimension au fil des écoutes.ce qui nous condamne, mais c’est un plaisir,à laisser la musique de Watine s’imposer doucement mais sûrement. MUSIQUALITE
Derrière une production impeccable et de beauxarrangements, on découvre des pop-songs légères et mélancoliques qui ne sontpas sans rappeler celles de Black Box recorder, le projet de Luke Haines etSarah Nixey dont les intonations de voix se rapprochent par moments de celle deWatine. Et l’on peut parier que si ce disque arrive jusqu’aux oreilles deprogrammateurs radio respectables, alors une belle carrière s’annonce pour lademoiselle Watine. BENZINE
Sorte de Björk moins déjantée et plus fragile, Watine estune étrange hybride d’électro-pop islandaise et d’un folk plus US. Elle brodeses morceaux comme un voyage cinématographique entre atmosphères évanescenteset murmures électro. Ses mélodies épurées et expressives troublent et calment.Un premier album qui a l’effet d’un plongeon apaisant dans une mer desensations neuves. LONGUEURS D’ONDE
Pianiste classique de formation, émule de Bach, Watineagence des pop songs fugueuses. des mini-polyphonies rock et trip-hop oùs’enlacent piano, cordes, guitares, percus et instruments incongrus, genrestylo bille ou crapaud en bois. sans oublier les programmations somptueuses debernard becker et markus dravs, sorcier des machines repéré chez Bjork, BrianEno ou Emilie Simon. le chant en anglais rappelle Françoise Hardy par saclarté, et plus encore Nico par sa troublante mélancolie. Un Velvet au fémininaurait pu composer “Dermaphrodite” bel album d’amour à fleur de peau. LE PROGRES Marc Dazy
A la fois tendres et voluptueuses, les sonorités quis’échappent de cette nouvelle galette inclassable, piochent allègrement et sansopportunisme dans l’univers du folk Us, du trip-hop cher à Portishead, del’électro-pop islandais et même du jazz. Le tout accouche de 10 titres lancinantset fragiles capables de tourbillonner comme un songe et d’emmener les adeptesdu down-tempo très haut dans les nuages. Dermaphrodite apparait déjà commel’une des surprises de l’année L’ESTECLAIR
Catherine Watine ne se résume pas à une voix : elle ouvreun nouvelle porte dans le sous-sol de la musique féminine française, ce qui s’ypasse en surface ne valant pas le coup d’être entendu.. On y a déjà croisé OMRou Emilie Simon et Catherine rejoint ces individus rares ou trè ssouvent cachésdans l’ombre malgré leur talent, ces dames qui savent injecer une véritablepersonnalité dans leur musique. Gracieuse et délicate, son timbre s’étend ainsiau milieu de quelques notes de piano, cordes grattées et arrangementselectroniques qui lui donnent de l’ampleur et de la présence. C’est en sepassant des morceaux comme “Sing c’est la vie”, “Like those films” ou“Charabia” que l’on réalise à quel point les comparaisons ne sont passurperflues, le résultat d’une fusion entre Suzanne Vega ou marianne Faithfullpour la voix, avec Bjork pour l’atmosphère douce et intimiste que cet albumdégage. ELECTRONE
Une impression de confiance, de sécurité, à l’oppposé desrecherches folles et hasardeuses de ces jeunes groupes à peine sortis du garagede leurs parents. Alors on suit en toute tranquillité la route tracée par sesmélodies simples et efficaces, balisées par la voix sereine et réconfortante deCatherine Watine et parsemée d’arrangements musicaux osés et pourtantcomplètement maîtrisés. C’est à peine si on se laisse surprendre par cetteenvolée de violons sur « Sing c’st la vie », par les arrangementsincroyables de « Milkshake », par ce métronome entêtant sur« Like those films », et pourtant ils sont bien là tous ces détailsqui font de Dermaphrodite un album hors du commun et parfaitement indispensableLIABILITY
La pop lumineuse de Watine, peuplée de cordes majestueuses,de piano éloquent et de guitares qui ne s’en laissent pas conter, nous emmènedans un univers singulier qui n’appartient qu’à Watine. Minimales ou maximales,les mélodies et les arrangements de Watine sont d’une précision diabolique etd’une ambigüité transgenre (Sing c’est la vie). De l’électro à la pop enpassant par le songwriting, elle est une offrande généreuse. Ce n’est plus lepremier album qu’on attend maintenant de Watine mais la construction pierre parpierre d’une discographie artisanale et magique, précieuse et perlée (Afraid),aérienne butinant un peu partout (Anymore). Watine est une découverte à faire,sans urgence, en prenant le temps de bien profiter de ces dizaines de minutesde grâce et de pureté. I MUZZIK
Artiste dans l’âme, Watine est de celles que l’on croisedans les bars enfumés, dans les galeries d’art paumées où jamais un Jack Langn’oserait mettre les pieds, de peur de s’y prendre une claque. A juste titre.Dans cet univers arty, avec patience, la Parisienne a fait mûrir son écriture,comme vieillit un saint-emilion. Dans sa cave. Electronique, folk, classique,tango même, Watine réinvente un trip hop à la française, nourri de spleen et depoésie. L’ECHO DES SAVANES
Petites ritournelles désenchantées, grands sentiments àpeine susurrés, l’univers délicat de Watine mêle toutes les petites choses quirendent paisible le quotidien. On découvre l’intimité musicale d’une artiste,on ose à peine lui murmurer toute notre sympathie. Un petit coin de chambrepour s’installer, les genoux plies, les yeux fermés, profitons. Lescompositions sont pleines de petits plus les rendant encore plus delicates,venez les découvrir vous-même. Loin de la complexité propre à certainsartistes, Watine ose mais simplifie et c’est bien agréable, on en parlera dèslors comme d’un petit ovni pop doté d’un moteur silencieux.
CAFZICMont de Marsan
Catherine Watine fait partie du clan très fermé deschanteuses excentriques qui aiment contourner le système et les stéréotypespour se faire une place bien à elle ! Dès la première écoute, cette fée quelquepeu Dermaphrodite nous enchante de sa voix intimiste. Son chant franglais esttout simplement des plus jolis. Les arrangements sont très bien faits, le pianoest doux et feutré à la fois. Pour Watine, Sing C’est la vie ! Ce titreressemble à une comptine mais ne vous y fiez pas ! Le moins que l’on puissedire c’est qu’elle a bien eu raison d’arrêter de sillonner le monde pourréaliser son rêve : chanter ! Une seule recommandation à faire : laissez-vousemporter dans l’univers féerique de Watine ! FRANCOFANS
Une petite merveille… on se demande d’abord qui se cachederrière ce « Dermaphrodite » au tracé délicatement coloré. On ouvre alors leboîtier comme on pousserait la grille d’un jardin abandonné. Puis, on se frayeun passage au milieu des herbes folles pour chercher un chemin qu’on netrouvera que les yeux fermés… Entrer dans l’univers de Watine, c’est se faire piégerpar les volutes de jasmin d’une voix de sirène. Une voix qui n’est pas sansrappeler celle d’une Kate Bush qui, alanguie, se laisserait porter sur uniceberg au pays de Bjork. Infinie délicatesse des mots sur la soie de préludesqui se jouent du piano. Watine nous allonge avec précaution dans son boudoirtamisé. Là, sous les voiles, l’intime se dévoile, glissant sur une peau émuedes colliers de perles finement electros. L’intimité perdure comme un frissonqui dure. Pas d’envol ni de cri de guerre. Juste le murmure, délicatementcharnel tel une essence de vie. Poésie à fleur de rimes dans la langue deShakespeare, la demoiselle reste fidèle à son Eden de préliminaires. Jusqu‘aubout du rêve. Jusqu’au fond du jardin…LAREPUBLIQUE DU CENTRE
Très bel univers musical, très belle voix. Dermaphroditeest un album envoûtant qui plaira (même s'il date de 2005) à tous ceux quiaiment, qui ont aimé ou qui aimeront le Velvet Underground. Nous sommes au-delàde la ouate branchée, nous surnageons dans les brumes vespérales de l'éternelféminin pluriel. Albert Legrand-Durien
A l'heure où les petitslieux de musiques actuelles s'éteignent les uns après les autres, jugésbruyants et nuisibles à la paix du voisinage, il y a de la bravoure à vouloircontinuer, désirer évoluer et voire même changer.
Le Lounge fait partie des quelques résistants gaulois àvouloir se réinventer et continuer d'offrir une rare qualité d'accueil tant auxartistes invités, qu'aux photographes de lives et à son public.
Samedi soir, c'est le SouthIndies Festival qui s'arrêtait à Marseille, nous invitant à écouter Agop, Watine et les Redlight. Lancé à l'initiative du label Forget-Me-Not Records qui tourne sur tout le sud, comme son noml'indique. Une fois n'est pas coutume, le lieu était plein à craquer etl'ambiance vraiment chaleureuse.
Watine dont on connait les talents d'auteur compositeurest venue ensuite nous captiver par sa poésie et sa fantaisie. Délicat etféminin, son petit théâtre se pose en douceur par petites touches. Lesarrangements diffèrent bien de l'album et c'est une excellent surprise: onrevisite avec plaisir son petit monde en se rendant compte de la qualité énormedu travail de collaboration des musiciens. La pop électro prend des atoursparfois jazz, parfois classique, l'étendue des registres est vaste. Trèsintéressant.
Bien content qu'il y aiteu une chronique de cette soirée. C'est marrant il y a des soirs où toutes lessalles sembent vides et d'autres comme ce soir où elles sont toutes pleines.Echappé entre 2 des finalement 7 groupes qui jouait à la Machine àCoudre pour les 5+4 ans d'anniversaire de Massilia's Burning jesuis assez étonné de voir que la Lounge est lui aussi noir de monde (etj'apprendrai après qu'il en était de même de la http://www.concertandco.com/critique/little-big/critique-concert-1-31667.htm).J'ai eu du mal a me faufiler jusqu'à la scène. Je voulais http://www.concertandco.com/critique-concert.php?s=agop&id=28211&p=1voirAgop, enfin découvrir la mysterieuseWatine sur scène ainsi que Red Ligth dont j'avais eu de bon échos...
Finalement je ne verraique Watine (entre la fin du set de http://www.flickr.com/photos/pirlouiiiit/4164663212/in/set-72057594078657631/et le début de celui des http://www.flickr.com/photos/pirlouiiiit/4163905675/in/set-72057594078657631/.Très intrigué par un premier album que je voulais (mais que je n'ai pas réussià) chroniquer, j'avais hâte de la voir sur scène donc. Accompagnée de 4musiciens tournant entre plusieurs instruments : batterie, basse, violoncelle,guitares, trombonne, clavier … Rarement vu autant de monde et de matériel surla scène du Lounge … de meme que j’ai rarement vu un public aussi receuilli etassis par terre.Watine est aussi mysterieuse surscène que sur disque. En français comme en anglais avec une voix qui rappellecelles de grandes dames de la musique anglo-saxones (genre Marianne Faithfull). Lorsqu’elle doit aller du micro central àcelui derrière le clavier, elle se déplace comme elle chante, lentement, avecapplication ou plutot délicatesse. Le public assis est tres attentif et la magie qui opere pourceux qui sont a l'interieur, ne sera derangee que par l'intrusion en fin de setd'un fan de reggae qui ne cessera de prendre Watine et ses musiciens a partie. Le set s'en trouvera legerementecourté (d'un morceau). J'en profiterai pour quitter la salle et retourner a laMachine a Coudre ... content d'avoir enfin vu cette artiste si singuliere.[img]img/ical.png
Du trip-hop aux accentsdésormais plus folks, l’artiste est a claisser parmi … les inclassables,ou en tous cas, les très originauxde la scène française. Doux, charmant et envoûtant !
Alors que certains ne cessent devouloir prendre le train du succès en marche, d’autres continuent à croire enla création propre. Watine, artiste parisienne en passe de devenir la prochaineicône électro pop, est de cette espèce-là. Longtemps comparée aux déessespop-art, Nico ou Marianne Faithfull, Watine promèe son trip-hop ambaint auxaccents rock et pop au fil des dates, où elle enchante l’assemblée. Unepersonnalité atypique de la musique à la voix suave et classieuses et dont lescompositions enveloppent de leurs volutes électro pop un univers onirique etattachant.
Revenue du trip hop, Watine chantedésormais sur une musique délicate et enivrante qui ne semble pas avoir delimites. En effet, plutôt que de se laisser enfermer dans un style bienparticulier, la native de Saint Cloud nous donne une véritable leçond’éclectisme et vient nous prouver que les mariages de styles, même les plusimprobables, peuvent déboucher sur quelque chose d’unique et d’enchanteur, àtravers ses expériences musicales fascinantes qui oscillent entre MarianneFaithfull et l’univers tellement fragile d’un Tim Burton.
B-SIDE Life, c’est le nom dudernier album de Watine, c’estaussi la promesse qu’elle tient concert après concert. Souvent classée dans lerock indé, cette spécialiste du grand écart reste une championne toutescatégories de belles mélodies et de chansons qui touchent en plein cœur.
Dans le cadre du festivalSouthern indies, Watine, charismatique chanteuse dont on ne saurait tropconseiller le deuxième album B-SIDE life, dévoile son univers singulier quelquepart entre la pop elfique de Sigur Ros et le folk inde d’une Lia germano.
Spleen et idéal
Prêt audécollage ? Avec Watine et sonunivers si particulier, si sensible.. Un « voyage » vers un mondeirééel. Deuxième opus pour cette voix sœur de Nico, qui vous emporte dans unmonde onirique peuplé de chimères, et teinté de Curiosités. Couleurs musicaleset douceur planante contemplative rythment les dix chansons de l’album B-SIDE Life. Véritable compagnon deroute, le piano se met à rêver comme sous les doigts de J.-S. Bach etcontrelalance les arrangements de cordes graves presque romantiques… quirésonnent loin du scintillement du xylophone et de son imaginaire enfantin. Unetelle symbiose d’éléments musicaux très différents, qui laisse admiratif etvous emporte dans le flux poétique impalpable de la mystérieuse Watine . F.I
Un peu dedouceur dans ce monde de brutes !
Matièrecroustillante et ambiance feutrée, mélange émouvant d’instruments acoustiqueset de programmation electro-trip-hop, B-Side Life, le deuxième album de Watine,est un petit joyau, un nuage de douceur et d’inventivité sur lequel s’allongeune voix particulière, une Mariane Faithfull asséchée du noir de la nicotine,et des mots susurrés en anglais ou en français comme autant de confidences.
Cettejeune femme surdouée du piano (elle a gagné ses premiers concours à 14 ans),longtemps rédactrice de voyage puis journaliste, n’a jamais cessé de faire dela musique. Elle y reviendra définitivement avec son premier album decompositions personnelles, Dermaphrodite, sorti en 2006, qui finira par luifaire une place dans le monde du trip-hop, après avoir mis sous le charme celuide l’electro.
AvecB-side Life, Watine nous invite au voyage et l’on se laisse emporter, subjuguéset apaisés par cette lumière chaleureuse, ce parfum d’enfance et de barbe àpapa, le décor ambigu d’une ville sous la pluie, comme l’on partirait à ladécouverte de soi-même. Une petite aventure qui oscille en permanence entre desinfluences classiques (violoncelle, piano), une vision cinématographique, commedes plans-séquences que l’on souhaiterait interminables, une pop apaisée toutdroit sortie des seventies et la mélancolie doucereuse d’une mise enspatialisation électro.
Difficileici de décrire par le menu un disque qui mérite d’être écouté entièrement, sanschercher à le classer ou à l’expliquer, juste pour le plaisir de se laisserséduire par des sentiments parfois contradictoires et un discours d’une rareévidence.
Un trèsbel album qui ouvre une nouvelle perspective dans le paysage musical français,à travers un mariage réussi entre différents styles, qui provoque une émotionqui devrait durer encore longtemps…
Un peu detechnique :
Si lescompositions de Watine m’ont fait fondre le cœur, le son de ce disque atotalement convaincu mes oreilles ! Espace lumineux, ouvert et intersidéral,choix des matières sonores, mélange d’acoustique et d’électro pop, B-side Lifesonne comme il devrait le faire pour emporter son auditeur dans son propos. Unefranche réussite, notamment en ce qui concerne les effets parfaitementintégrés. Le disque ne se prête pas à des déferlements de grave mais se révèleéquilibré et précis. Une vrai démo qui mettra en valeur le pouvoir séparateurde votre système hi-fi… tout en douceur ! ANTOINE GRESLAND
Quelle joie deretrouver Catherine Watine avec ce deuxième opus, B-SIDE Life, suite attenduede son Dermaphrodite, sa première sortie en solitaire.
Un disque qui prolongele travail de l’artiste en dix titres de bruits tendres et de mots sussurésavec cette grâce grave qui nous l’a fit comparer à l’époque à une certaineNico. Oui, carrément. Et franchement, on persiste et on signe. Un album aufronton duquel flottent des mélodies littéralement aphrodisiaques, touchantesautant que sensuelles. Et, entre piano et cordes effrontées, cette voix quitransporte plus loin qu’on ne croit. Sans fard, avec ce sens de l’essentiel quilui va si bien,une voix qui donne largement plus que ce qu’on pensait trouver.Au-delà du plaisir simple d’une écoute apaisée, Watine nous offre un moment dequiétude rare, celle de ces instants passés à repenser à hier, avec enfiligrane, dans un dernier souffle, la possibilité immédiate et délicate detrouver des lendemains aux contours un peu moins contondants et solitaires. Etsi finalement le bonheur n’était rien d’autre que çà ? une promesse, commeune lente dédicace, elle et nous, pour toujours.
Après un premieressai transformé avec « Demaphrodite », Watine nous revient avec unparfait contre-pied, un pied-de-nez qui s’appelle « B-SIDE Life ».Pasla peine de réaliser une chronique de 12 pages pour décrire les sentiments quise mélangent à l’écoute de cet album. La pochette dit tout. De la douceur.. dela candeur avec un soupçon d’innocence.. le tout saupoudré de légèreté. Un régal auditif.Watine, c’est bien plus que de la musique… c’est un univers à partentière ! on ne peut rester de marbre devant ce bout de femme qui vousemmène finalement là où elle veut !
Parlonsfranchement, je n’avais pas vraiment aimé le premier album de Watine. Dermaphrodite avait étépourtant été bien accueilli par la presse. Il n’empêche, j’étais bel etbien resté à la porte de ce trip hop d’arrière-garde où l’électronique semblaitêtre utilisé en pis-aller d’instruments acoustiques. A l’écoute de cettenouvelle livraison, un B-side life, qui en dépit de sontitre est bel et bien un album de premier plan, on se rend compte que CatherineWatine n’avait pas su à l’époquemettre en avant ses qualités naturelles. C’est donc chose faite maintenant. Lamusicienne a une formation de piano classique, ce qui lui permet sansdifficulté et avec naturel de composer une pop de chambre de bellefacture : on retrouve là tour à tour l’amour de l’interprète pour desmélodies Bach-iennes ou desambiances de boudoirs à la ErnestChausson ou à la Gabriel Fauré. La partie électronique, plus electronica que trip hop, ne vient ici qu’en soutien,pour donner un supplément de textures à de jolies mélodies en dentelles.Bénéficiant pleinement de cette assise musicale, la voix mature de Watine ressort d’autant mieux et àl’instar d’une Marianne Faithfull, donneune profondeur à l’ensemble. A l’écoute de ce début de chronique, lelecteur pourrait penser avoir affaire à un album bien sous tout rapport mais unpeu sage. Or, Watine a ce petit grain d’une folie bien fréquente chez lesartistes. Racontant une histoire à lui tout seul, Jours d’ébène évoquera Houdinide Kate Bush ; belle preuve d’une liberté de ton entièrement dédié à la musique. Watine aaussi gardé une bonne dose d’une âme enfantine venant contrebalancer la rigueurde sa musique de bonne élève. Cela se traduit par un certain espritpsychédélique qui parcoure tout l’album et qui trouve sa plus belle expressiondans Nothing Else et son côté mi Beatles, mi Pink Floyd. Cela s’entend aussi par toute une cohorte de petitsinstruments (métallophone, toy piano, percussions de feu follet, programmationsmutines) qui viennent sans cesse désamorcer ce qui pourrait devenir tropsérieux ou trop grandiloquent et mettre une joie primesautière dans cequi pourrait devenir ampoulé. L’arrivéedes Fantassins ressemble désormais àune attaque de soldats de plomb, sans perdre toutefois le souffle épique dumorceau. Belle réussite parmi d’autres. Watine casse allègrement le moule etrend chaotique et joyeux ce qui semblait couler de source (face to face) ; elle rend subitement dansant ce quis’annonçait comme un Nocturne (travellingwith). De B Side life, ressort surtout une écriture à fleur de peau (dedication). Pris dans son élanpassionné, Watine ne résiste pas à l’envie de faire sonner un saxophone dans lanuit sur Out of sight, ingrédient unpeu cliché qui représentera peut-être le seul petit bémol d’un album de grandetenue, cohérent dans sa diversité. A la réflexion, j’avais peut-être jugé trophâtivement Dermaphrodite, B-Side life me permet de faireentrer directement Watine dans ma cour des grandes. Denis Zorgniotti (4/5)
Vu la quantitéhonorable d’albums à écouter par un chroniqueur, le déficit de surprise estinévitable. La fusion des différents styles musicaux est telle que parfois onn’y retrouve plus ses jeunes. En glissant pour la première fois le « B-Side Life » de Watine dans la platine,un petit sourire se dessine. En cause : « Dermaphrodite », le précédent elpeede l’artiste. Un disque volatile, susceptible d’être écouté d’une oreilledistraite. Malheureusement (ou heureusement finalement) « B-Side Life » n’est pas un disque à prendre à la légère. Il estmême carrément piégé ; et c’est la tête la première que l’on s’engouffre dansle traquenard. Hanté par des mélodies inquiétantes, il passe rapidement defrissons de frayeur à ceux de plaisir. Derrière des compositions alambiquéesaux cordes lancinantes, viennent se greffer des accords joyeux et des carillonsde joie sur une voix incroyable. Elle constitue même la clef de voûte del’album. Affichant de faux airs juvéniles, la pièce dans laquelle Watine nousinvite, se referme derrière nous immédiatement et nous empêche d’en sortiravant la fin de l’histoire. Assis face à elle, elle déballe le récit de sesaventures sans qu’on puisse remuer les lèvres. C’est la bouche béante et 40minutes plus tard, qu’on la regarde partir sur la pointe des pieds, l’airmutin, rassasiée de nos émotions. « B-Side Life » a accompli sa mission : nousretourner comme une chaussette. Le plus honteux, c’est qu’on a aimé lamanœuvre. JoWell
Watinesussure, Watine fait dans l'intime, Watine nous rapproche, sorte de corps àcorps dans lequel on peut se perdre et oublier "sa moitié" est-cedéfendu ? Je ne sais pas mais cela m'a mis un peu mal à l'aise cette fois, labeauté des songes, l'enveloppe nuageuse et légèrement ouatée ferait basculern'importe quel hurluberlu légèrement énervé vers des sphères beaucoup plusapaisantes, proche de l'endormissement. Quand on se sent bien auprès dequelqu'un on se laisse aller, au creux des bras, on se pose et ce "B-SideLife" est un veritable appel sensuel et charnel. Si je ne suis pasforcément aujourd'hui un admirateur fervent, je précise que ce disque dans unejournée bien animée et ryhtmée a eu le don de me relaxer. j'ai beaucoup aimé"Nothing else" et "Fantassins".NQB
Invitéesur l’émission « Musiques du Monde » pour un live acoustique encompagnie de La Grande Sophie. « Catherine Watine a d’abord été rédactricede voyages, mais n’a jamais cessé de composer avec son piano. Dés 2003, elle seproduit en mélangeant quatuor à cordes et sonorités électro. Deux ans plustard, elle sort son premier album « Dermaphrodite » salué par descritiques unanimes. Après avoir collaboré avec des artistes de la scène électrocomme Yvan Smagghe, Riton, Gusgus ou Fila Brazilia,elle sort un nouvel album « B-side life » qu’elle vient nous présenteren live au studio 136 »
« Autemps jadis des 45 tours 2 titres, la supplétive face B pouvait offrir le pireou le meilleur, souvent inepte bouche-trou, parfois pépite assurant la fortunedes juke-boxes bristrottiers : ily avait une vie possible au dos des tubes. Le titre du nouvel album de Watine yréfère à raison. Elle y enchaîne passages acoustiques et moments électriques,avec arrangements classico-baroques tantôt nuancés de montages électros, tantôtrelevés d'un kit d'ustensiles bricolos. Du piano souvent, par goût et parfoispéremptoire, à d'autes moments se glissant sur la pointe des touches; unvioloncelle et des violons à la Georges Martin façon Yesterday, qui trament unediscrète fugue; quelques guitares aussi, réminiscences pop-rock alternatives àla fuite du temps. Ces 10 "chansons" (sept en anglais, deux enfrançais, une onomatopée-sifflotée) lancinent benoîtement comme si de rienn'était; un vrai art du faux-semblant, supposément modeste et pas si naïf,élégamment distant et familier. Etrangement, dans l'esprit général, on en vientà penser à Comelade, voire à Mathieu Boogaerts pour le premier titre Nothing else... Et quels que soient lesapparentements féminins qu'on pourrait lui trouver, la voix de Watine (ycompris son accent aimablement appliqué en anglais), moins fragile quedélicatement posée et finement retenue, donne un charme définitif à cetteparadoxale suite. » Oscar NEGUIOL
Succédant au Trip Hop de Dermaphrodite (2006), Watine a sortifin janvier 2009, B-SideLife. Réalisé par Nicolas Boscovic, on y retrouve cette voix, cette manièrede distiller les mots, ces arrangements aérés qui donnent à la fois uneimpression de simplicité et de profondeur.Traversez le miroir et plongezdans l’univers de B-SideLife, à mi chemin entrel’imagination d’un Lewis Carrol et l’esthétique troublant d’un Guillermo DelToro; un labyrinthe musical où s’entrechoquent les modes et les genres. Guidéepar ses émotions, la voix cristalline de Catherine crée un univers onirique, lalaissant dériver, divaguer jusqu'à vous entrainer dans les méandres de cetterêverie. Un songe obsédant où Watine s’appuie sur une pop en apesanteur poursauter ensuite dans le vide et nous embarquer vers de nouveaux horizons où lessens et les sons ne font qu’un. Une osmose qui parvient à installer uneatmosphère gorgée des plus étranges manipulations sonores comme ces rouagesd’une boite à musique malmenée qui viennent s’ébattre dans un bric à brac desamples improbables (Nothing Else), ce piano navigantdans cet empilement de vocalises tissées comme un lien avec la réalité (Profanum Praeludes) ou ce clavecin Bachien caracolant au milieu desorgues, cordes et autres carillons (Face to face). Un albumenchanteur, à la fois intimiste et séduisant où le baroque côtoie cette musiqueintemporelle et inclassable faite de somptueuses miniatures électro acoustiqueoù de simples comptines se métamorphosent sous nos oreilles ébahies ensurprenante mélodie infusant un parfum de fragilité. Une invitation au voyageempreint de spleen et de romantisme où le capitaine du navire semble voguer àmille lieues au dessus de nous dans un monde féérique et captivant bercé parles effluves s’échappant de ces 10 titres alternant joyeuse mélancolie (Muchto be done) et douce lumière (Oceans and captains). Une fois pénétréce dédale enchanteur et exploré chaque recoin, nul doute qu'il ne vous viendraplus à l'esprit d'en chercher la sortie. mailto:djool@mygmusique.com
« Nousavions découvert Watine en 2006 avec 'Dermaphrodite',un album sur lequel le temps semblait s’arrêter, porté par les mélodies douceset apaisées de son auteure. Une œuvre au charme fragile. Aujourd’hui Watine estde retour avec un disque beaucoup plus maîtrisé, contrôlé et avenant. Si saformule qui repose principalement sur un piano, des arrangements électroniqueset un chant ‘murmuré’ n’a pas changé, elle a gagné en efficacité. En effet, ‘B-Side Life’ est une œuvre qui mise plussur le côté Pop de Watine, composée de titres plus directs. Les arrangementssont tous bonnement admirables. Ainsi entendra-t-on un violoncelle par-ci (‘Face To face’), des instruments à ventet roulements de tambour par-là (‘Fantassins’)… le tout au service decompositions à l’atmosphère tantôt atmosphérique (‘Oceans & Captains’, ‘Out Of Sight’…) tantôt plus entraînante(la seconde partie de ‘Travelling With’).
Grâce àces changements de rythmes, sa variété, ‘B-SideLife’ est sans aucun doute plus facile à aborder que son prédécesseur dansson intégralité, car après chaque morceau on ne sait pas de quoi sera fait letitre suivant. Offrons une mention spéciale à ‘Profanvm Praelvdes’, une petite pépite de moins de 3 minutes quirésume à elle seule toutes les facettes de Watine, cet indéfinissable mélangede complexité et d’évidence, évoquant aussi bien la musique classique que laFolk d’Andrew Bird (avec ses sifflements)… On n’est pas très loin de l’électro-popd’Emilie Simon non plus. Pour les publics de tous horizons. » DavidSERVANT
Invitéesur l’émission « ON connait la musique» pour un live acoustique, encompagnie de Oxmo Puccino. « un univers très particulier àdécouvrir, entre acoustique et électro, très onirique qui permet de voyager,extrêmement élégant à découvrir, si vous avez l’âme musicale curieuse. »Thierry LECAMP
« Excellentesurprise hexagonale : Premierchoc : c’est excellent ! Second choc : Watine est une jeune fille et non pas ungroupe à guitares composé de cinq hurluberlus ! Des découvertes de la sorte, lechroniqueur moyen aimerait bien en avoir chaque fin de mois, c’est moi qui vousle dis… Le monde de Watine est feutré, d’une beauté passablement triste(écoutez en priorité le poignant « Faceto face » pour vous faire une bonne idée de la situation) et il estaccompagné constamment d’un piano et d’un violoncelle qui sous-tendentdélicatement le fragile édifice sans jamais le faire vaciller ; une fois quevous saurez que la jouvencelle a commencé à jouer du piano à trois et demi,qu’à quatorze elle voulait devenir chef d’orchestre et que son premier concertofficiel remonte déjà à 1996, vous connaîtrez l’essentiel et il ne vous resteraplus qu’à vous laisser bercer par sa voix étonnamment androgyne et ses chansonsmi-figue, mi-raisin, si tant est que l’on puisse encore appeler certainsmorceaux des chansons : un titre tel que « ProfanumPraeludes » tient plus de la performance musique classique/voix en totaleliberté que d’autre chose et c’est très bien ainsi. Vous bouffez assez deritournelles pop bien trop standardisées, un brin de changement ne pourra quevous aérer l’esprit et les oreilles.
Désolé, jene sais absolument entre quoi et quoi ranger cette œuvre singulière ! »Thierry SUPERVIELLE
elle a touché son premier piano à l'age de 3 ans et n'a, depuis, plpus jamais cessé d'en jouer, remportant ses premiers concours à l'adolescence avant de participer aux Rencontres d'Astaffort en 1996, et se voyant porpulsée vers un concert à l'Olympic de Nantes dans la foulée... Deux années de slam plus tard, Catherine Watine se retrouvera accompagnée d'(un quatuor à cordes et de deux petits génies de l'électro pour un concert donné dans un cadre privé et c'est forte des encouragements reçus à l'issue de cette prestation qu'elle persévèrera dans un stule très perosnnel, s'offrant au bout de deux années d'efforts, un premeir album hautement contagieux, l'excellent "Dermpahrodite". Watine en arrive tout naturellement aujourd'hui à nous proposer une suite à ce véritable trésor de trip hop; et c'est en mettant une fois encore en avant son talent de songwriter qu'elle nous offre BSIDE life, un album comme on était en droit d'attendre d'elle. on cite régulièrement Marianne Faithfull quand on cherche une comparaison à la voix et de Watine, et c'est en accentuant encore un peu cette référence naturelle qu'elle revient vers bous en proposant cette fois encore des créations originales dans lesquelles le piano est bien évidemment omniprésent mais où bien plus que cela, c'est une véritable harmonie qui est à chaque instant mise ne oeuvre. A mi-chemin entre BAch et Sigur Ros, la musique de Watine cultive son originalité en multipliant les ambiances planantes, se répandant ouvertement vers une indie pop fabuleusement allumée et ne manquant jamais de toucher au but avec des morceaux ahurissants de réalisme, des "Nothing else", "Face to face", "Fantassins" ou "Much to be done" qui n'en finissent plus de se montrer sous diverses couleurs selon le moment de la journée où on les écoute, selon que l'humeru soit légère ou un peu plus tendue.. A la fois acoustique et électronique, la musique de Watine se veut avant toute autre chose, très éclectique et totalement imprévisitble et c'est à chaque instant vers un autre monde qu'elle nous entraîne, celui d'unea rtiste attachante qui n'a pa eu à attendre bien longtemps avant de trouer sa véritable voie !
Focus direct sur la deuxième plage de l'album : "Face to Face", débutant par une partie de piano réminiscente des "Variations Goldberg" de Bach, tandis que la voix susurre doucement cette comptine que du xylophone vient accompagner. Impossible de savoir où se situer, pop, post-rock, électro... Peu importe les chapelles, seule l'émotion compte ici, et c'est très beau. A la croisée d'Aphex Twin et d'un quatuor à la Schubert mâtiné de Pachelbel, "Profanum Praeludes", enfonce le clou et renforce le caractère hybride de la forme musicale défendue par Catherine Watine dans ce deuxième album, trois ans après le premier opus, "Dermaphrodite". Hybride, car on retrouve la structuration au cordeau, la rigueur luthérienne de la mélodie et du contrepoint chère à Jean-Sébastien Bach ("Dedication"), les arrangements de cordes présents sur les sombres albums de Nico, et la folie froide des meilleurs artistes électro et de l'ambient. "Oceans & Captains" ouvre des horizons sonores panoramiques, les claviers s'élèvent, pour mieux replonger ensuite dans l'univers intime de la chanteuse. Le métronome rythme le début de "Out of Sight", tandis que la voix décale légèrement son chant par rapport à une mélodie elle-même en suspension, formée d'un saxophone qui se fait tour à tour mélodieux ou atonal. Ce curieux ensemble sonne miraculeusement en harmonie malgré sa grande fragilité, ce qui n'est pas sans évoquer les morceaux sur le fil présents sur "Astral Weeks". La fragilité du propos est encore accentuée par cette voix si peu affirmée, faite de soupirs, comme un secret, une confession que Watine nous souffle à l'oreille. La valse "Jours d'Ebène" clôture ce voyage contemplatif qui parvient à donner au minimalisme musical des dimensions symphoniques. Ce paradoxe ne rend "B-Side Life" que plus intrigant. Et cette question : quel est le sens du titre de l'album ? Une vie dans l'ombre, à laquelle on ne prête que peu d'attention ? Permettons-nous cette remarque : dans bon nombre de cas, la face B est plus passionnante, plus aventureuse que la face A. C'est là que l'artiste place ses tentatives musicales les plus personnelles. Est-ce le sens voulu par l'artiste ? Il correspond en tout cas largement à ce nouvel album. Frédéric Antona
Quand un faisceau d'éléments met un album sur votre route plusieurs fois, on le prend, on l'écoute et on en parle. On est comme çà. Le second album de la francilienne Catherine Watine est donc le sujet du jour. Qui m'a enchanté. En partie. Les compositions délicates, tout à tour rêveuses et désabusées, sont d'un très bon niveau. Une des qualités est de ne jamais vouloir "faire joli", mignon. Il en résulte une intensité supérieure. Par exemple, un très classique mélange de piano et de violon (Profanum praeludes) est rehaussé d'éléments (voix étranges par exemple) sans la volonté de sonner trop artificiel. Le morceau est donc bon, développant sa propre ambiance, sa propre personnalité et m'a rappelé les meilleures heures de The Divine Comedy. Trouver une famille d'influences n'est d'ailleurs pas une mince affaire, et on ne s'y attardera pas, ce qui est un bon signe pour la personnalité. Mais ceux qui aiment les ambiances feutrées, les innovations comme chez COco Rosie (sans l'aritficiel) ou qui trouvent que LIsa Germano est trop intense, y trouveront leur compte. Mais pas seulement, parce que rien ici ne tourne à la recette, au procédé. Oceans and Captains, repose sur des guitares en arpège, en boucle, échoisées. encore une fois, c'est l'atmosphère qui est privilégiée et réussie, avec une montée toute en subtilité, sur la teneur du son. On a même du sax sur Out of sight. et çà sonne vraiment juste. De la très belle ouvrage.
Watine en plein accomplissement. Son premier album, bien qu’ayant attisé la curiosité, nous avait laissé un peu sur notre faim. Le second est parfait entre légèreté, violence, électrique, acoustique, une voix sans pareil. On a envie de s’y attacher, de rentrer en profondeur dans les sillons et d’y rester. Album de la semaine en février.
Repérée aux Rencontres d’Asttafort, cette pianiste qui débuta l’instrument à 3 ans et parolière a vite créé le buzz autour de sa musique fort originale. Avec « Dermaphrodite » en 2006, la scène électro tombe sous le charme. Son style mêle piano acoustique et violoncelle tendance baroque, voix au timbre rare et séquences électro brumeuses.
Autour du fil rouge que sont les deux instruments support de sa voix, le piano qui est l’instrument de composition de Watine, et le violoncelle pour la gravité lyrique, viennent se tisser des cordes majestueuses sur un canevas audacieux imaginé par le réalisateur Nicolas Boscovic. Toute une texture électro faite de rythmes filtrés, de sons sinusoïdaux (oscilloscope) fusionnent avec le banjo, le dobro, le glokenspiel et le violon. Quoique son univers orchestral se rapproche de celui de Björk, Watine se démarque par un style bien à elle et mature, un univers résolument folk, pop rock et symphonique, teinté de mélancolie joyeuse. Rares sont les femmes qui brillent dans l’électro acoustique. Citons Camille et elle. Raison de plus de l’encourager en l’écoutant. Vous ne serez pas déçus !
N° 237.
L'enfant sous la femme, le cœur sous le corps, Watine joue l'intime et la profondeur comme si nous étions son seul auditeur, son suel confident. De sa formation de pianoste classique, elle a gardé l'essentiel (ce goût pour les harmonies simples et exquises de l'école baroque) et pour le reste, elle semble s'êtr enourrie autant de la pop de MArianne Faithfull que de l'électronique onirique de Bjork. Même en français, les textes dont sens et la magie opère, ce qui est assez rare. Watine réussit là où Camille a échoué ; s'imposer sur la longueur tout en évitant la pose arty. nas/im
18 au 24 février 2009 -
T - Revenue du trip hop, elle chante (en français et en anglais) aujourd'hui sur une musique délicate et inventive dont les brillantes orchestrations de cordes et de piano semblent issues d'une rencontre imaginaire entre Bach et Sigur Ros. Planant !
Découverte avec « Dermaphrodite » en 2006, Watine évolue paisiblement entre folk alambiqué, chanson française (trop rare) tendance antivariété, indie pop et musique de chambre, quand les cordes se mettent en avant. Le choix de l’anglais pour la majorité des titres peut surprendre, mais la voix suave et feutrée de Watine se prête fort bien aux accents britanniques, d’autant que le chant est posé et non poussé. Cotonneux, mélancolique et doux, foisonnant de petites surprises sonores parfaitement harmonisées entre elles, « B-SIDE Life » confirme la sensibilité multiforme de cette artiste intéressante à bien des égards. Sélection Martin Lejeune (Tele Obs du 14 au 20 mars 2009)
Les Inrocks n° 687 - 27 janvier 2009
"WAT POWER"
Activiste infatigable des sites communautaires, dontCQFD, le Française WATINE sort un deuxième album : rare et voluptueux.
Des sons étranges (on pourrait appeler çà du trip hop) s’échappent d’un home-studio de Saint Cloud : on a beaucoup évoqué à son sujet Nico ou Marianne Faithfull ou une improbable rencontre de Pink Floyd et Camille, et il est temps, à l’occasion de ce deuxième album de parler de Catherine Watine. La Francilienne à cœur basque avait posé sa voix pâle de poétesse du slam underground sur un projet collectif, l’album RANDOM MOODS (2005), puis nourri de périples planétaires, d’une rigueur rêveuse et d’un drôle d’accent anglais un premier album touchant DERMAPHRODITE (2006).
AUjourd’hui, on roule tapis pour faire place à un grand piano , à une section de cordes obstinée (la perte de l’innocence de FANTASSINS, pour une fois chanté en français, mais fondu dans l’unité de l’ensemble) ou à la voix bourdonnante du violoncelle, et on écoute un disque de femme mûre, qui mêle électro et valse triste, ou marche militaire au ralenti.
Dans un jeu de l’oie mélodique, on passe de la case OCEANS & CAPTAINS (ou le faux immobilisme des profondeurs marines, toujours périlleuses) à la confidence de MUCH TO BE DONE, et à JOURS D’EBENE, sur les trottoirs de New-York, puis à d’autres choses sur de simples arpèges depiano, ce qui donne envie d’écouter de nouveau Lou Reed.
Watine veut tout cela, et pose la voix qu’elle souhaite (ondulante ou âpre, rendant étrange cet accent anglais, langue étrangère) comme on peut entendre Robert Wyatt doucement hurler à la lune, parfois au sein d’un doux fatras de bruits de machines non identifiées, de métronomes déréglés et de crissements imperceptibles.
Et quand avec PROFANUM PRAELUDES se fait entendre la petite musique de nos jours, on est arrivé au (bon)port ; dans B-SIDE Life, Watine chante les gens de peu et leurs grandes émotions, les nuances du jour qui tombe et la foule de petites touches de couleur. Et la foule, c’est nous.
Christian Larrède
DImanche 15 Février - Toutes éditions
Calfeutrez-vous de cet hiver rigoureux et écoutez Watine. Française aux inspirations assez semblables aux chanteuses nordiques, qui égrèent avec constance leur pop immobile. Après un premier album (2006), tendance trip-hop, elle persévère avec bonheur pour notre mélancolie persistante, sans lasser, tellement elle se situe au carrefour de tant de belles influences, classique (beaucoup de cordes), pop anglaise electro... avec ruptures étudiées, jeu sur les voix, les sons. et deux titres en français enivrants (Fantassins, Jours d'Ebène) qui confortent sa riche singularité. Michel Traodec
Après Dermaphrodite (2006), la parisienne Catherine Watine sort son 2e opus intitulé B-Side Life, un disque electro-acoustique post-rock trip-hop. Avant de la découvrir sur la scène du Divan du monde, le 21 février, ecoutez la ce soir. Une seule recommandanteion : laissez-vous emporter dans l'univers féérique de Watine" - Le 10 février : ITV et 3 titres diffusés
chronique + ItV : « Happiness is nothing else » nous dit Watine d’un ton détaché sur le magnifique morceau qui ouvre son nouvel album « B-SIDE life », dont le seul titre est, déjà, tout un programme. On a bien envie de prononcer « Ouatine » en écoutant cette musique vaporeuse, parfois cotonneuse. Sa voix est mature, riche en graves. Moins goudronneuse que celle de Lady Marianne. Sa musique joue avec les ruptures et les digressions sonores. Les arrangements sont faits de petites inclusions, parfois à peine audibles, de petits riens comme la vie. « Happiness is nothing else, tout à fait ! « Face to face » voit se télescoper un certain classicisme et un baroque qui tient presque de la musique de cirque. « Who’s got nothing to hide ? » nous demande-t-elle. « Profanvm Praelvdes » la voit se promener sur les terres de Camille, montrant un registre vocal étendu. Le choix de chanter en français a été fait sur le titre « Fantassins » sélectionné pour passer en radio et rentrer dans les quotas. « Happiness is nothing else » lui est assurément supérieur, plus novateur, plus profond. Beaucoup d’émotion sur « Oceans and Captains » aux belles guitares et à la voix à fleur de peau. De l’émotion jusqu’au dernier silence. Restant dans un même état de grâce suit « Out of sight » déchiré par un saxophone qui se démultiplie par la magie de l’enregistrement multipiste. Et comme pour mieux nous mettre à genoux, Watine livre avec « Much to be done » son quatrième titre imparable, jouant avec les enveloppes, les échos et assénant une formule musicale qui pourrait faire de ce de « Much to be done » son hit. Baisse d’intensité sur un « Travelling with », somme toute, sympathique qui évite ainsi de nous terrasser par un trop plein d’émotions. « Dedication » joue à répondre à « Happiness is nothing else » avec une voix dans un autre registre encore, montrant décidemment Watine forte d’une palette émotionnelle très large. « Jours d’Ebène » clôt, rêveur, et en français à nouveau un disque d’une richesse émotionnelle et d’une sensibilité peu communes. Un beau voyage à faire avec une artiste en pleine maturité.
mars : Si la musique l’habite depuis l’enfance, Catherine Watine a d’abord parcouru le monde avant de se consacrer à cette passion dévorante. Un album solo, Dermaphrodite (2006), suit de près Random Moods, une collection d’écrins électroniques ourlée par la fine fleur de la scène internationale en 2005, et poétise un style unique que l’on retrouve avec plaisir sur B-SIDE Life. Entre contine pour garnements (Nothing else) et menuet baroque (Profanum praeludes) les nouvelles composiitons de la dame de Saint Cloud, campent un univers curieusement hors du temps. Si l’on pouvait tracer des parallèles avec d’autres artistes, ce serait avec les bluesmen américains ayant vécu plusieurs vies avant de graver une seule face de vinyle, mais qui auraient troqué le Jack Daniel’s pour la barbe à papa. Musicalement, on pense également à une version apaisée du folk apocalyptique de Baby Dee, la collaboratrice de Current 93, mais sans son côté « Bigger than life ». Ou encore aux chuchotements de la rare Elisa Point et au jansénisme de Gérard Manset. Un souffle et une diction accompagnés par une orchestration minimaliste de piano ou de cordes pour des instants baudelairiens de calme voluptueux évoquant les souvenirs d’une vie dans la marge. En face B, certes, mais toujours en première classe, Watine poursuit son voyage, des étoiles dans les yeux.
Alexandre COGNARD
Ecouter BSide Life, c’est un peu avoir cette impression d’assister aux premières lueurs de du jour, spectacle de l’aube métallique réservé aux solitaires en quête de contemplation. Watine, une musique de glace sous laquelle couve un feu réconfortant, une électro-pop attentive aux sons délicats d’un unives sans limites. C’est une voix majestueuse, avec ses fêlures, ses ruptures sublimées, une voix murmurée, promesse de volupté. Sa musique donne une sensation duveteuse, comme de se retrouver dans la peau du personnage principal de Sofia Coppola. Emboîtons le pas de ce petit bout de femme, et n’hésitons pas à chuchoter avec elle : « Happiness is nothing else ».
Baptiste Ostré
Chronique d’Anne Chépeau (1’46’’) :
Singulier parcours que celui de la française Watine qui, à l’âge où beaucoup pensent prendre leur retraite, sort son 2e album B-SIDE Life, trois ans après un projet trip-hop très remarqué.
Etrange objet que B-SIDE Life où cohabitent acoustique, électrique et électronique. Il est vrai que la dame a de solides références : piano classique dès l’âge de 3 ans, et des envies de direction d’orchestre à l’adolescence. Mais il faudra attendre quelques dizaines d’années pour qu’elle transforme l’essai. Sur B-SIDE Life,, elle pose une voix à la Marianne faithfull sur une musique où violons, violoncelle, piano et guitares se fondent dans des nappes électro..
(+ extrait B-SIDE Life)
FEVRIER : chronique, programmation : Nous passons à Catherine WATINE qui préfère qu’on l‘appelle Watine tout court, donc son vœu sera réalisé. Watine c’est une jeune artiste française très mais alors très active, elle a déjà produit 5 albums et là elle vient de réaliser son 2è en tant que songwriting. Alors musicalement, Watine, vous allez voir, c’est de l’electro-pop influencée par le travail de Bjork, Tori Amos, Nico du Velvet underground ou encore Emilie Simon, donc rien que du bon. On écoute ce que cela donne avec sa voix à elle. Voici Nothing else sur l’album B-SIde life.
(diffusion du titre)
Nothing else c’était donc Watine sur son album B-SIDE life.
Edition de PARIS - 5 février 2009
chronique : Si les artistes les plus rares et mystérieux sont les plus précieux, Watine est bien le joyau de la
chanson française. Sauf qu’elle chante en anglais… Comme sa musique, la voix et la langue de Watine sont frontalières, flirtent avec plusieurs ambiances, faites d’envolées élégantes et bricolées. Son rock inimitable se permet tous les mariages d’instruments, toutes les couleurs musicales pour exacerber une poésie joyeuse.
21 janvier 2009 - Après un premier album remarqué en2006, " Dermaphrodite", Watine revient sur le devant de la scène avec ce nouvel opus, un recueil précieusement bricolé. D'emblée, on est surpris par la douceur qui émerge de la voix de Catherine, la chanteuse. Et puis, on entre dans un univers oniriqueoù se mêlent instruments traditionnels et sonorités pop, folk et electro. Il faut dire ici qu'elle revendique comme prinicpale influence jean Sébastien BAch, ce qui explique peut-être l'omniprésence du piano. Les chansons sont essentiellement en anglais mais les deux titres "Jours d'Ebène" et "Fantassins" sont en français. Cependant, dans la langue de Molière, cette musique est moins convaincante. Watine arrive néanmoins à travers ces 1à nouvelles chanosns à ouvrir les portes d'un monde aussi captivant que singulier. L'ombre d'une Bjork ou d'une Emilie Simon plane indubitablement sur cet ouvrage ais musicalement, c'est finalement du courant trop hop façon Portishead que a dame semble le plus proche.
Janvier 2009 : comme vous pourrez le lire sru le net via n'importe quel moteur de recherche digen de ce nom, j'ai noué avec Watine une complicité qui ne s'arrête pas à chroniqueur/chroniqué, Catherine voyant en moi une sorte d'oreille bienveillante une source de critique spontanée et sincère. toujours pas avare de bons conseils, j'avais émis à Watine le souhait de la voir tourner le dos à l'électro, à la porudction, de faire de ses compositions des chansons rêches au piano, sa voix nue de tout arrangement, un "ride of me", au miano, l'éraillé de la voix come signature/ Mais WAtine, comme tout bon conseil, ne l'a pas suivi. C'est que la chanteuse est aussi une petite fille à qui l'on ne pourra pas proposer la Linea à la place de l'intégrale de Paul Grimault, elle veut de la couleur, de la vie dans cette nouvelle facette de sa discographie. Alors la chipie (jubilatoire ce mot employé à son égard) ne prendra pas de pincettes avec ses poupées ou ses chevaux de bois, elle entamera une forme de guerre à la morosité, s'autorisant la mélancolie comme unique pendant pour contrebalancer l'atmosphère jouissive de "Face to face" et " Profanum Praelvdes". Partant de vignettes qu'elle aurait caché sous son lit pour les laisser vivre loin de l'album dans lequel elles devraient être collées, Watine brode des robes à ses poupées à l'envers ou construit un parc d'attractions à ses ours clochardisés. Grande amoureuse, Watine distribue des coups de coeur, des coeurs cassés, des codeurs à prendre ou à recoudre, faisant de son disque une version de l'oeuvre de Salinger qui se serait perdu chdez Bjork, une autre petite fille capricieuse. Alors on se perd parfois dans ses chansons toutes décousuesss, mais le fil ici n'a pas de bourdon, il est même un compagnon hilare, les yeux pas tout à fait au milieu, pas tout à fait stables, mais grands ouverts. LE plus dur dans ce genre de disque c'est que le froid des machines glace l'atmosphère, mais une petite fille est toujours une pyromane dans l'âme, et les clapotis de 8 nous apprennnet beaucoup plus sur le réchauffement que les vulgates étirés d'une contorsionniste dans un sauna. En définitive, B-SIDE life n'est pas un disque enjoué, c'est le disque d'une enfant triste qui se réconforte avec des notes sautillantes et des caprices assumés, une enfant qui conjugue le passé comme un acte premier, abordant maintenant ces jours nouveaux, qu'ils soient d'ébène ou d'autre. watine, n'écoutez (plsu) jamais mes conseils. Poignant ! Gerald de Oliveira
Considérée par beaucoup comme une artiste prometteuse, Catherine Watine n'a pourtant rien d'une débutante. Ayant toujour sbaigné dans la musique, elle a auparavant consacré sa vie à un tout autre métier (lié aux voyages), n'officiant en tant qu'ACI que depuis quelques années. Loin des ambitions carriéristes, elle allie à la fraîcheur de ses compositions une maturité bienvenue. "Cette longue attente avant de m'edxposer m'a finalement évité les pièges de la jeunesse, mais j'ai gardé intacts mes émerveillements d'enfant. Je les traduis dans mes chansons, ce qui ma musique transgénérationnelle." Elle synthétise effectivement des éléments d'époques et d'influences diverses, à commencer par un fort substrat classique (BAch en premier lieu), hérité de son apprentissage précoce du piano, son confident et principal outil de composition. MAis les aspirations éclectiques de Watine lui font confronter ses esquisses piano-voix au post-rock, à la pop et à l'électro. elle a su pour cela s'entourer de producteurs talentueux comme Markus Dravs (Emilie SImon, Björk) par le passé, ou encore Nicolas Boscovic pour ce deuxième disque: "Non seulement il est le réalisateur, ingé-son, guitariste et arrangeur de l'album, mais il m'a également fait profiter de ses propres travaux sur le son, pour densifier la matière de certaisn titres. je peux dire que ce fut ma chance de le rencontrer, et qu'ensuite l'osmose a été totale." Plein de détails, de bizarreries et d'instrumentations luxuriantes, cet album reste pourtant un ouvrage intime, avec son chant (en anglais et français) qui ne laisse pas indifférent. Pas d'expérimentations indigestes ni de grandiloquence ou de provoc' facile. "La maturité a adouci toutes mes valeurs underground, qui ne sont ni subversives, ni bruitistes !". Elles n'en restent pas moins savoureuses
Déja auteur d'un album d'une classe époustouflante en 2006 ("Dermaphrodite", plébiscité à juste titre par l'ensemble de la presse écrite et des webzines), WATINE remet le couvert avec un disque au contenu superbe, qui transcende tous les éléments caractéristiques de la démarche de cette artiste, les mélange et les fait cohabiter avec justesse et habileté, produisant par ce biais le même effet que le premier long-jet de cette "dame de Saint-Cloud".
Instruments traditionnellement rock et moins caractérisques de ce courant (piano, violoncelle...), d'une part, s'entremêlent avec un naturel désarmant, concourant à l'élaboration d'une trame élégante et séduisante.
En plus de cela, WATINE use d'une certaine mélancolie, à laquelle elle donne différents atours dont le point commun est leur magnificence et leur capacité à accrocher les sens et l'oreille de l'auditeur. Cette allégorie, WATINE parvient, tout en lui laissant la tristesse qu'elle génère, à lui insuffler une certaine "luminosité", comme si à travers des sonorités au départ éprises de pessimisme, elle voulait donner vie à une forme d'espoir.
En outre, la couleur musicale de ce disque devient au final méconnaissable, son auteur réussissant à bâtir un univers qui doit autant à, par exemple, le folk, la pop, l'électro et un côté symphonique magistral, mais qui à l'arrivée n'appartient à aucun courant précis.
Et si la sérénité (apparente mais pas forcément réelle et ressentie) se veut le fil conducteur des sonorités de "B-side life", WATINE ne se prive pas, comme sur "Travelling with", de nous gratifier d'envolées plus remuantes. Ceci en gardant comme principe la pureté des émotions ressenties et de leur mise en son, cette pureté étant perceptible à chaque titre de cet album.
Si bien qu'à l'instar de "Dermaphrodite", il apparait vain de chercher à vanter les mérites de l'un des dix titres qu'il contient, la meilleure option, dans le cas d'un tel ouvrage, étant de l'écouter et réécouter pour le vivre comme une expérience unique et privilégiée et en saisir à terme toute la substance.
Magnifique retour à travers ce nouvel album de Watine qui délivre un envoutant répertoire en cette fin année; elle dévoile un style unique qui offre d’intelligentes progressions sonores, elle gravite vers plusieurs échelons musicaux qui apportent une lecture folk pop très contemporaine dont les multiples éléments sonores et instrumentaux cohabitent avec différentes orientations des plus éclectiques qui développent de somptueux univers. Cette passionnante rencontre avec cette voix proche de Nico offre de belles alternances qui traversent une lente évolution d’accords qui métisse une originale et superbe rythmique, elle permet une belle et intelligente progression musicale dont les subtils effets harmoniques provoquent une direction très ouverte et des plus mélodieuses, elle rajoute à cette prestation des interprétations très personnalisées qui jouent avec cette brillante diversité musicale des plus modernes, ses compositions confirment les subtiles nuances d’une création libre où les touches, les effets de sa voix, dirigent ses irrésistibles harmonies, j’ai adoré ce splendide album.
Alain Dupeux
1er mars 09
INTERVIEW MUSICIENS.BIZ
Sur quels éléments de votre biographie insisteriez-vous pour vous présenter à nos lecteurs ?
Le brassage de mes influences, classique, pop-rock, folk, électro, trip hop, et le fait que je n’ai jamais cherché véritablement à écrire des chansons, mais plutôt ce que j’appelle explorer ma capacité à mettre en musique l’ univers fantasque et onirique que je crois porter. Au final, mettre des mots sur cette musique et l’organiser ensuite m’a amené vers le mode chansons et album.
Vous avez fréquenté la scène slam, avez-vous un goût particulier pour les mots, les auteurs, les langues ?
Un goût très fort pour les mots, pour les jeux de mots, mais aussi pour les références littéraires qui m’arrivent spontanément en écriture. j’ai écrit 1 texte, d’ailleurs mis en musique et qui reprend ces 3 formes. En voici un extrait :
« .. A ma fenêtre, je vois la mer – tume,
tu me fais rentrer dans les rangs –cune,
le fruit était pourtant dans le ver de tes yeux,
la pulpe de mes lèvres était promise au feu,
mais je ne suis qu’un bûcher pour tes vanités,
une écume des jours journellement quittée
on ne craquera plus les allumettes
il n’y a presque plus de soufre- en ce moment.. »
Qu’est-ce que ça vous apporte d’écrire en anglais et qu’y perdez-vous ?
Je vais commencer par ce que j’y perds, comme cela je m’en débarrasse : une forme de crédibilité sur ma position de chanteuse anglophone, car mon accent est largement critiqué (j’ajoute que les anglophones l’adorent par contre et l’assimilent à un accent nordique),
Ce que cela m’apporte : une liberté totale, car je fais des césures là où je les entends musicalement et pas forcément dans la bienséance de la prononciation, (au risque de choquer les mêmes que précédemment), et donc une meilleure adéquation avec la musique que je compose puisque je m’autorise à placer les mots/sonorités dans les intervalles que j’ai imaginés. D’ailleurs, on me fait souvent remarquer cette particularité de mon placement de voix.
Et enfin, me semble-t-il, des « immédiatetés » de sens avec peu de mots : je m’en rends compte quand j’essaie de faire une traduction en français. Nous avons une telle richesse de vocabulaire dans notre langue !
Vous donnez l’image d’une artiste assez indépendante ou en marge. Le
consensuel vous ennuie-t-il ?
Je ne me suis jamais posée la question du consensuel, mais il est vrai que j’ai une forme douce de rébellion à la normalité, ne pas revendiquer mais suivre ma route. Je suis effectivement très en marge, principalement parce-que j’ai commencé à exposer ma musique très tardivement dans mon parcours de vie et que donc, je n’ai sans doute pas les mêmes buts, les mêmes besoins de « forcer le passage » que des jeunes qui veulent faire une carrière. Je me laisse porter par mon intuition et mon instinct. Si vous vous levez plusieurs fois avec la même idée en tête, et qu’elle résiste à tout, c’est que vous avez l’énergie pour la mener à bien. Aujourd’hui, après 2 albums studio, j’ai envie de connaître les gens qui ont aimé la production de ces albums et de les traverser avec la production du live.
Aviez-vous des modèles ou des directions en tête au moment d’écrire ce nouvel album ?
Je n’ai pas eu la sensation d’écrire un album, mais plutôt de me mettre dans un caisson d’isolation pour plonger le temps d’un long délice, dans ce que j’aime faire le plus au monde, poser mes doigts sur mon piano. Pour avoir une cohérence à cette longue période de repliement, j’ai annoncé que je voulais refaire un album, et puis, j’y suis allée.
IL faut dire que la façon de poser mes doigts sur le piano conditionne déjà très clairement la direction de l’album : unre écriture classique ou baroque avec des développements, des suites arpégées, des modulations, qui donnent des allures de contines faussement sages.
Après les pianos/voix, il me fallait ma dose de trip hop, disons plutôt de sons electros très finement travaillés (école boards of Canada, Mum, Sigur ros..), mais également beaucoup de cordes. Je voulais aussi une espèce de bazar de grenier, ce qui commence à devenir très tendance, les toy instruments, les récup’ d’objets du quotidien samplés, cà c’est mon rapport à l’enfance. Alors, avec le realisateur, on a enregistré plein de « mes choses » pour faire le kit Watine.
Ensuite, titre par titre, le fil rouge après le piano, le violoncelle, les bruits du quotidienn et ma forêt bruissante d’electro, devait être les voix, beaucoup de voix, souvent répétées à l’octave, ou à la tierce ou chuchotées, sifflées... pour ajouter le côté enfantin et vénéneux en même temps.
Est-ce que les chemins de la création vous ont amenée vers des inattendus ?
OUI, et dieu merci, j’abolis le calcul dans la composition, d’autant que je n’ai jamais fait de classe d’harmonie. Mais les inattendus sont apparemment chez moi des marques de fabrique – des modulations qui m’emmènent du mineur au majeur, des ruptures de rythmes.. qui permettent de changer de tonalité. D’ailleurs, pourquoi parler de thème. Chaque titre débute et finit selon une fantaisie que je n’ai pas décidée à l’avance, comme si j’étais un simple transcripteur d’émotions et de figures musicales. Et puis quelquefois ce furent les mots qui m’ont emmené sur d’autres routes à développer..
Avez-vous été surprise lors de la réalisation de B-life side ?
Nicolas BOSCOVIC en tant que réalisateur de l’album m’a gratifié de surprises immenses, comme ce PRofanvm Praeludes qu’il a arrangé en forme de fugue, invention, prélude, connaissant mon amour pour BACH. Lorsqu’il m’a fait écouter cette version si lointaine de ma compo d’origine, j’ai décidé exit les paroles, je repars à zéro, et j’ai eu spontanément, en une journée, l’envie d’empiler toutes ces perçus de voix pour un heureux sacrilège ! Les 2 autres grandes surprises furent sur le titre Fantassins. Je lui avais demandé une fantaisie militaire sautillante en lui racontant l’histoire du joueur de flute suivie par les rats.. il est revenu avec cette magnifique orchestration. Et le titre OCEANS & Captains, où il a laissé les mélodies jouées primitivement au piano, faire place à des guitares de toute sorte, reverse, e-bow, pour un univers aquatique magique !
Quels sens mettez-vous derrière ce titre « B life-side » ? (b-side life)
Vous avez raison de le dire au pluriel :
B-SIDE comme face B, pour un pied de nez aux monde des majors, et aux soit-disantes évidences artistiques
Puis ce côté BESIDES, à côté de la vie, celle que l’on peut perdre et qu’il faut regarder comme une chose précieuse,
Et puis, l’autre face tout simplement d’une vie, ne pas courir pour le resultat, mais pour l’émotion, la curiosité et l’expérimentation.
Quel travail avez-vous fait pour présenter cet album sur scène ?
Depuis zéro, un long travail … normalement je devais travailler avec Nicolas pour qu’il participe aussi aux arrangements du live, et puis, d’autres aventures sont venues le cueillir pendant que je cherchais une distribution. Et lorsque j’ai décidé de préparer la scène, j’ai dû réfléchir à nouveau sur la meilleure façon de le présenter. Je voulais montrer que la musique pouvait se dépouiller des artifices du studio. Il me fallait trouver des musiciens multi-instrumentistes et interchangeables pour une belle électro-acoustique. Le casting a été long mais formidable au résultat. Je les ai rencontré un par un, organisé ensuite la rencontre commune pour commencer à discuter de l’univers live, en leur faisant écouter également d’autres artistes comme Illinoise de Sufjan Stevens. J’ai ensuite donné à chacun, les pianos-voix de base, les premières ébauches d’arrangement avant la prod de l’album, bien sûr l’album, j’ai noté pour chaque titre les instruments qui devaient être lead dans mon esprit et nous en avons discuté ensemble, et ensuite nous avons travaillé sur les arrangements tous ensemble en répétition. Je voulais une cohérence de groupe et non pas de l’artiste avec des musiciens. Beaucoup de répétitions pour imprimer l’univers, avec là encore, des ruptures assumées, et des interventions non conventionnelles. Et maintenant, nous sommes un vrai groupe, le groupe WATINE.
Ce qui est très révélateur au final, et je ne m’en suis aperçue que très récemment, c’est que chacun est une partie de mes influences, et c’est sans doute la raison pour laquelle notre son sonne aussi bien sur scène. Arnaud, c’est l’académique, les études classiques de conservatoire, et donc une lecture de mes compos immédiates. Mathias c’est l’élément pop-rock qui apporte les énergies nécessaires pour rythmer le set. Quant à Paul, outre ses magiques bottleneck et ebow sur sa guitare électrique, il baigne dans les les mêmes pays imaginaires peuplés d’étrangetés que moi et joue du couteau sur la corde de guitare, aussi bien que de l’archet sur le métallophone et de perçus fines (mon dernier achat : une crécelle d’enfant dans un jardin de loisirs). Nous tournons à 4 ou à 5 avec un batteur, qui est aussi multi-instrumentiste. C’est une des particularités sur scène, ils ne sont jamais toujours (une bizarrerie de la langue française ; jamais toujours !)au même instrument !
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