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Sorti en 1993 chez Dancetteria, label rock indé, cette compilation propose bien évidement le désormais mythique "J'aime regarder les filles" dans ses deux versions originales (longue et 45 tours) mais aussi quelques une des chansons les plus dures, les plus rock de Coutin. En prime, un morceau inédit, bien que trainant déjà dans les facs et les clubs, "Fait moi jouir", qui date de 1981, mais que la maison de disque de l'époque (CBS) avait censuré...
"Journaliste musical, écrivain, producteur Coutin s'impose en 1981 avec "J'aime regarder les filles". Le sexe, thème récurrent de son répertoire rock, est mis en mots avec des textes bien écrits : "Fais-moi jouir","Sexy Suzy", "Stone de ton corps". Coutin néglige ce succès et enregistre le provocant "Un étranger dans la ville". "L'Heure Bleue", un bel album à la couleur jazzy déconcerte également ses fans. Coutin ne s'en soucie guère, et sa carrière s'en ressent. En 1993, il sort "Aimez vous les un les autres".
Ainsi décrit par le Dictionnaire Larousse de la Chanson, Coutin,malgré ses absences et ses errances reste un personnage incontournable de la scène rock française.
Etudes de philo et d'arts plastiques, avant de voyager et de séjourner en terres lointaines - Tanger, Amsterdam, Rome, Los Angeles, San Francisco - puis d'écrire dans des journaux (Rock et Folk, Le Monde de la Musique) et d'enregistrer, en 1981, "J'aime regarder les filles", tube emblématique des années radios libres. Certains disent qu'il n'a jamais fait mieux, c'est peut-être vrai, mais pas grand monde, dans le rock français, n'a fait mieux non plus.
Ensuite, il continue à faire des albums, parfois cafardeux - "Un étranger dans la ville" - d'autres fois plutôt élégants - "L'heure bleue" - et d'autres qui ne sont jamais sortis parce que pas foutu d'être aimable avec sa maison de disque. Il réalise aussi des clips, participe à des courts métrages - "Mamie rock" - expose ses toiles - influences : Liechtenstein - Pop-art - Warhol - et se met à l'écriture d'un roman.
Il revient à la musique, en 1993, avec une compilation, chez Danceteria et une série de concerts : Locomotive, Pigall's, Francofolies, Festival de Bourges, Exocet, Lune des Pirates - et un album live à l'Aéronef de Lille, qui contient quelques nouvelles chansons - "Tout pour faire la guerre", et des anciennes - "Les filles" bien sûr, mais aussi des choses comme "Fait moi jouir" (titre interdit de premier album par CBS) ou le "Knocking on heaven's doors" de Dylan.
En 1995, il enregistre "Aimez-vous les uns les autres" pour New Rose. Un album au son torturé, qui parle d'amour, de révolte, de cul, de rues mouillées, de néons crasseux et de métropoles au petit matin. Comme d'habitude… Dans la foulée il réalise « Plein Soleil » pour Dick Rivers.
En 1996, il écume les petites scènes avec son groupe de Country-Rock-Blues, DeafWankers + Guest et rejoint Deadicace, la bande d'allumés qui ne fait que des reprises du Gratefull Dead. Réalisation du double live « Authendick » (Dick Rivers)
1997 sera l'année de la ressortie CD de ses cinq premiers albums chez Musidisc, et du retour sur scène en compagnie de Franck Ridacker (Batterie),Gil Michel (Basse) et Christophe Allemand (Claviers), autour d'un répertoire renouvelé, à la noirceur parfois étouffante, mais toujours entre blues, rock et chanson, quelque part entre Brel, les Doors et la musique électronique.
Entre temps, il a continué ses expériences de réalisateur en produisant Jean Pierre Morgand, Dick Rivers (Vivre comme ça - 1998), ou les Wampas et en travaillant avec des artistes aussi divers que Michel Delpech, Rock Voisine, Alexandra Pandev, Isabelle Caux, Patrick Rondat, Peter Kröner, etc.
En 1999, il signe chez Universal Music. En Janvier Patrick Timsit intègre une longue séquence de J'aime regarder les filles dans son film Quasimodo et en Juin l'agence BDDP décide illustre la campagne McDonald par la chanson "J'aime regarder les filles". Cela provoque une nouvelle sortie commerciale du titre en enjuillet 1999, suivie d'une série de remixs.
L'année 2000 est consacrée à l'écriture d'un polard.
En Avril 2001 il écrit et produit la musique du film d'Alain Soral "Les confessions d'un dragueur". Octobre 2001 voit la sortie simultanée du nouvel album studio "Industrial Blues" enregistré encompagnie de Christophe Allemand, Gil Michel, Franck Ridacker, David Grissom,Gilles Coutin ainsi que d'une nouvelle production "Amoureux de vous"pour Dick Rivers.
Après une série de concerts, Coutin devient directeur d'une salle de musique actuelle (La Canal 93, à Bobigny). Il le restera de 2002 à 2004.
En 2005, il s'attaque à la création de "Ginzburg", spectacle de musique et de danses urbaines composé de chansons de Serge Gainsbourg, re-orchestrées.
En 2006, il commence l'écriture et la réalisation de son nouvel album (Nom de code : Ernest & Co) en compagnie de Gil Michel (Basse, réalisation) et de Frank Ridacker. Dany Vriet et Basile Leroux ont prêté leur talent sur quelques titres. Parution prévue : été 2009
Travail actuellement à la sortie d’une compilation accoustique «déprimée» ("Dépression Songs") ; fini les mixages du "Bleu du ciel", son prochain album, et s’occupe d’un remix des « filles » par Bob Sinclar.
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