charlotte etc.

charlotte etc.
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Fans : 3
Label :
PATCHROCK
charlotte etc. et Yann Féry proposent aujourd’hui un projet musical entamé en duo en 2006.
 
Réalisé par Yann Féry, cet album offre un son aux influences diverses : The Beatles, David Bowie, Brian Eno,
Radiohead, PJ Harvey, The Cure, mais encore Edith Piaf, Alain Bashung, Noir Désir, etc.
 
Certaines de ces influences iront même jusqu’à de vraies collaborations avec les titres couru d’avance, dont le texte a é ...

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  • Bouquet d\'épines - charlotte etc.

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A propos de charlotte etc.

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01-09-2010 concerts 2010
Mercredi 13 Janvier 2010 à 20h00

Avec brokenbox & subway


L'INTERNATIONAL
5-7 RUE MORET 75011 PARIS
ENTRÉE LIBRE
 
 
 
 
Vendredi 22 Janvier 2010 à 21h00
Avec http://www.myspace.com/periomusic en première partie (en solo)

L'ATELIER à ROYÈRE DE VASSIVIÈRE (23)
23460 - Royère de Vassivière
tel : 0555645222.
 http://latelier23.free.fr/
Entrée Libre


Samedi 23 janvier 2010 à 20h30
à VIGEOIS (19)
Précisions à venir.
http://www.fal19.fr/culture/au-bout-de-la-scene/concert

MARDI 09  mars 2010 à 20h30
ESPACE JEMMAPES
116 QUAI DE JEMMAPES 75010 PARIS

(précisions sur site internet : http://charlotteetc.free.fr/concerts.php)


Vendredi 12 mars 2010 à 20h30
en première partie de BabX
SCENE NATIONALE LE GRANIT à BELFORT
Vous pouvez réserver vos places par courriel sur mailto:billetterie@theatregranit.com
ou par téléphone à l’accueil du Granit au 03.84.58.67.67. ATTENTION :
le règlement doit nous parvenir AU PLUS TARD 5 JOURS après votre
commande. Au-delà de ce délai, votre réservation est annulée.

Théâtre le granit

1, Fbg de Montbéliard
90000 - BELFORT


01-08-2010 
Vendredi 22 Janvier 2010 à 21h00
Avec http://www.myspace.com/periomusic en première partie (en solo)

L'ATELIER à ROYÈRE DE VASSIVIÈRE (23)
23460 - Royère de Vassivière
tel : 0555645222.
 http://latelier23.free.fr/
Entrée Libre


Samedi 23 janvier 2010 à 20h30
à VIGEOIS (19)
Précisions à venir.
http://www.fal19.fr/culture/au-bout-de-la-scene/concert


Vendredi 12 mars 2010 à 20h30
en première partie de BabX
SCENE NATIONALE LE GRANIT à BELFORT
Vous pouvez réserver vos places par courriel sur mailto:billetterie@theatregranit.com
ou par téléphone à l’accueil du Granit au 03.84.58.67.67. ATTENTION :
le règlement doit nous parvenir AU PLUS TARD 5 JOURS après votre
commande. Au-delà de ce délai, votre réservation est annulée.

Théâtre le granit

1, Fbg de Montbéliard
90000 - BELFORT


06-05-2009 Interviews charlotte etc.
ITW en ligne sur LA GRIFFE (webzine Rennais): http://www.lagriffe.org/ (mai 2009)


ITW en ligne sur TV RENNES :  http://www.23h60.tv/mercredi/mercredi-20-mai-2009/



ITW charlotte etc. & Yann Féry sur THE FRENCH TOUCH (par P'tit Boy)
http://www.thefrenchtouch.org/tft/document.php?doc=f1c56928c9ec490072cc6cead1cf3c15




03-08-2009 RADIOS

"neopostdadasurrealpunkshow" sur RADIO FSK à HAMBURG
08.01.2009 de 17h00 à 19h00 Emission de Jorinde Reznikoff et Kp Flügel
http://www.fsk-hh.org/trackback/47828
 
charlotte etc. sur Fréquence Paris Plurielle 106.3
Lundi 09 février de 22h30 à minuit en direct
"MUZAÏK " - Emission de Michel Prévost
 

Esprit Critique
(FRANCE INTER) Chronique Isabelle Pasquier 
mardi 10  février  à 9h15
 
Le nouvel album de charlotte etc. est programmé et diffusé en « Sélection de la semaine » sur la radio R.G.B. 99.2 Fm et sur www.radiorgb.net (avec lien sur le site), du 4 au 10 février 2009.
 
 
charlotte etc. au FOU DU ROI le Jeudi 12 février sur FRANCE INTER.

http://www.radiofrance.fr/franceinter/em/fouduroi/

charlotte etc. le jeudi 12 février sur France 3 IDF dans le 19/20 Dans le cadre d'un reportage sur l'ouverture des trois baudets à Paris (extrait chanson + ITW)

le vendredi 13 février en direct sur RADO ALTITUDE 97 MHZ en direct de 11h15 à 11h45
dimanche 15 février 2009 de l'émissiond'Hélène Hazera
"Chanson Boum" sur France Culture de minuit
à 1h00 du matin (!!!!!dans la nuit de samedi à dimanche)
http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/chansons/



charlotte etc. sur ALIGRE FM 93.1
Dimanche 22 février de 13h à 14h en direct"A vous la musique" émission de Mescalito
 
charlotte etc. sur IDFM RADIO ENGHIEN 98.00
Dimanche 22 février de 16h30 à 18h en direct
"VIP" émission de Dominique Laurent
 
RADIO NEO -titre "derrière" en play-list + titre "couru d'avance" depuis fin février.
- ITW du jour diffusée le 25 février 2009 (minimum 4 diffusions)
- Nouveauté du jour diffusée le 3 mars 2009 annonçant la sortie de l'album et les dates aux trois baudets
- 4 jours d'annonces par la voix des animateurs du 26 février au 1er mars annonçant la sortie de l'album et les dates aux trois baudets
- annonce WEB sur 7 jours avec lien sur le site de Virgin Media


Mardi 10 mars 2009 Emission TRAFIK (entre 11h et 12h ITW) RADIO PONS  http://www.radiopons97fm.com/

ITW sur RADIO ARIA les mercredi 18 mars et vendredi 10 avril à 18h30  http://www.radio-aria.net/aria/


Dimanche 29 mars de 15h30 à 16h30
IDFM RADIO ENGHIEN "sans atours ni pailliettes" 98.0 fm
Emission d'Alain Blondel.
http://idfm98.free.fr/


Lundi 30 mars 2009 de 10h à 11h
IDFM RADIO ENGHIEN "sans atours ni pailliettes" 98.0 fm
Emission d'Alain Blondel
http://idfm98.free.fr/
 
 
Samedi 18 avril 2009 de 20h à 21h00
RADIO ALIGRE 93.1 "Musicalement Vôtre"
Emission de Pascal Pareti.
 

Lundi 18 mai :
11h00 : Virgin Radio (Rennes) : Interview en direct de 30 minutes maximum sur place avec Thierry Hot.
12h00 : HIT WEST (Rennes) : ITW (dans les locaux de Virgin Radio)


Mardi 19 mai :

Entre midi et  13h30 : CANAL B : ITW en direct avec Dominique Buissonnais pour le concert Rennes.
14h00 : OUEST FRANCE - L'IMAGERIE : ITW à l'Ubu avec Jean-Paul Coupé pour le concert Rennes.
 


02-01-2009 CHRONIQUES ALBUM
PRESSE 2009 "nous ne savons plus qui nous sommes"
(à venir...: CULTZINE, MULTIPISTE, MIDI LIBRE, LE COURRIER DE L’OUEST,…


CHRONIQUES ALBUM





«De bars parisiens en disques autoproduits, Charlotte Guy bourlingue
depuis une petite dizaine d'années en solo ou en groupe à la marge
d'une chanson française sûrement trop sage et fille à papa pour lui
réserver une place de choix. Travaillant aujourd'hui en étroite
collaboration avec Yann Féry, guitariste mais aussi producteur d'une
grande inventivité sur les textures de ce nouvel album, cette jeune
artiste s'engage à donner un bon coup de pied dans la fourmilière pop
d'ici, et ça fait du bien. Nous ne savons plus qui nous sommes en
effet, car on nous force peu ou prou à abandonner nos idéaux au profit
d'une inoffensive et muette léthargie, et l'ouverture coup de poing
(Les Mots Violents) exécutée sur le mode parlé chanté ne dit pas autre
chose: "Il est temps de jeter à la volée les mots violents sans se
préoccuper du procès que l'on nous fait. (...) Quand le jugement moral
cesse, que les moyens de presse nous invitent à la grand-messe.." Si
les influences de PJ Harvey et Noir Désir se font sentir dans ses
accents les plus rock (et de loin les plus excitants), l'ensemble se
révèle aussi bigarré que les humeurs de son auteur et prend parfois les
couleurs froides d'une Françoise Hardy dernière période (Couru
d'Avance), pour retrouver ensuite le plaisir de serrer les dents sur
une rythmique martiale et des paroles pertinentes (Label Société). On
passera rapidement sur les rares coups de mou de Nous Ne Savons Plus
Qui nous Sommes, qui apparaît plutôt comme le slogan idéal d'un nouveau
désordre intime et hexagonal. »
MAGIC AVRIL 09 n° 130 par Thomas BARTEL.



"Alors que charlotte etc. hante la scène depuis dix ans, son troisième album
voit en fin le jour. Yann Féry s'est joint à la demoiselle pour
réaliser l'opus et y apporter ses guitares. le résultat est pour le
moins électrifiant: Yann apporte le côté rock masculin qui se confronte
au trip-hop féminin de Charlotte et la fusion des genres créée un
électrochoc. Dans ce pur album de rock atmosphérique, les influences
sont riches, flirtent avec des envolées style Pink Floyd, la sensualité
d'une Beth Gibbons ou la colère de Noir Désir. Une production
implacable appuyée par une écriture tout aussi aérienne et pour entamer
le disque, une phrase : "il est temps de jeter à la volée les mots
violents sans se préoccuper du procès que l'on nous fait" La voix
ardente de Charlotte chante des mots aussi riches dans leur sens que
dans leur sonorité, en français ou en anglais.
Nous ne savons plus qui nous sommes mais quelle importance lorsqu'on se laisser aller au son
de charlotte etc.! »

Stéphanie Berrebi - Février-Mars 2009 FRANCOFANS



«Clash du ying et du yang, flirt des contraires, explosion des
identités. Le projet des musiciens charlotte etc. et yann féry, sur les
rails depuis trois ans maintenant, est basé sur la dualité
masculin/féminin et le choc des émotions. Sur un rock atmosphérique qui
oscille entre sons bruts et boucles nébuleuses, la chanteuse pose sa
voix claire. Ses mots, en anglais ou français, peuvent être aussi
violents que doux, selon le thème qu'ils creusent: la société qui part
à vau-l'eau, l'amour, le désir et l'impatience. Chaque titre regorge
d'instruments et effets sonores finement sculptés, à la beauté lunaire
et trash. On se laisse ensorceler par les choeurs de sirènes folles du
Convoi, embarquer par les guitares entêtantes de Label Société, et
définitivement dérouter par la poésie scandée de Nous ne savons plus
qui nous sommes. Un objet brut d'onirisme et déroutant. »

Aena Leo - Février-Avril 2009 - Longueur d'Ondes




«II est temps de jeter à la volée les mots violents / Sans se préoccuper
du procès que l'on nous fait. » Pareil incipit vous oblige à tendre
l'oreille. D'autant que la dame qui le prononce ne le chante pas tout à
fait ; elle ne le scande pas non plus ; cela tient de la mélopée, «
étudiée pour » par Yann Féry. C'est hors mode, mais sans snobisme. On
savait une intention chez Charlotte Guy, dès son premier album en 2000,
avec ce mélange de noirceur et d'humour que l'on trouvait dans le
deuxième, Bouquet d'épines [voir Chorus 36, Portrait et 44, p. 53],
Cette fois, plus de doute, si humour il y a, c'est dans la dérision.
Mais les textes qu'elle écrit oscillent entre désespérance et colère,
quitte à se réfugier parfois derrière l'anglais (bien prononcé,
heureusement). Consolation, il y a le désir, mais « un désir en amène
toujours un autre » (Sauve-moi), et la sensualité pure (Le Convoi). Si
la collaboration de Jean Fauque évoque un Bashung (« Suinte Marie de la
mer / De tout le sel de la terre », in Couru d'avancé}, c'est plus vers
la Brigitte Fontaine de Comme à la radio que l'auteur Charlotte nous
renvoie (Label société et Nous ne savons plus qui nous sommes),
montrant qu'un certain désir débouche sur une révolte certaine.

Chorus, les cahiers de la chanson – par Jacques Vassal




«Nous étions quelques-uns à avoir gardé plus qu’un bon souvenir du
second album de Charlotte et son Etc.,« Bouquet d’Épines », en 2003
pour s’étonner au fil des ans de rester sans nouvelles. Patience
récompensée aujourd’hui. Entre-temps, le groupe à géométrie variable
s’est fait duo, le sieur Yann Féry passant du stade de « simple »
guitariste à celui de co-concepteur à part entière. De la même manière
que le propos de miss Charlotte s’est affiné, profitant de l’occasion
pour se débarrasser d’une certaine théâtralité qui, jadis,
l’obscurcissait quelque peu, la mise en son est ici plus aboutie,
jonglant avec une belle aisance entre rock, pop et électro. Une
réussite sur toute la ligne. »

Xavier Bonnet - Février 2009 - STUFF MAGAZINE






«Avec charlotte etc , on a affaire a un collectif (Charlotte Guy et Yann
Fery) qui a les armes en mains pour faire parler de lui dans les mois à
venir D'abord parce que le rock - que l'on qualifiera d'atmospherique -
de la chanteuse en question ne manque pas de chien Maîs aussi et
surtout parce qu il y a dans cette musique quelque chose qui revêt un
joli parfum de liberte artistique Oui, voilà de la musique
introspective Oui, voila de la musique sombre. Et alors ' Peu importe,
du moment que les notes ne ressemblent à rien d'autre A moins qu elles
ne se situent a la croisée des courant revendiqués par Charlotte etc
les Beatles,
Brian Eno, Bowie, FJ Harvey, Radiohead, Edith Piaf, The Cure ou Noir Désir..
Arrêtez, c'est plus qu'il n'en faut. »

LA PRESSE DE LA MANCHE DIMANCHE (mars 2009)

 Voilà un disque étrange de plus qui ne pourra laisser personne indifférent ! …. Mélangeant allègrement les influences, les styles et les couleurs, charlotte etc. nous livre un album aux multiples sonorités, une plongée ahurissante au cœur d’une introspection qui peut laisser de marbre ou séduire selon notre état d’esprit du moment. Privilégiant à priori l’atmosphère à toute autre chose, la leader du groupe se dévoile complètement dans ses titres aux couleurs intimes. Fragile et complexe, délicat et intriguant, « nous ne savons plus qui nous sommes » » dénote d’un indéniable talent pour l’écriture, pour l’immersion dans des univers tour à tour sombres, gais, universels et personnels. En permanence sur le fil, charlotte etc . laisse ses compositions osciller entre dureté et finesse. De cette dualité naît l’envoûtement que l’on peut ressentir à écouter des titres tels que « sauve-moi » ou « couru d’avance ». Qu’elle chante en français ou en anglais, Charlotte provoque le même effet, celui d’un frisson double, de plaisir et d’angoisse. Groupe inclassable dans un monde où tout doit être mis dans des cases, charlotte etc. pourrait bien devenir un membre majeur de cette scène où œuvre déjà, et entre autres, Dominique A. Une mouvance fabuleuse pour peu que l’on ne soit pas neurasthénique !
SO AWARE (Perpignan)


Voilà un duo français- un gars et une fille- qui revendique franchement ses
influences : Beatles, Bowie, Eno, Radiohead, Cure, PJ Harvey, Piaf,
Noir Désir et autres Bashung ont eu les honneurs de leurs platines
disques. Avec tout ça comme bagages dans le coffre, il était qausi
obligatoire que la musique de charlotte etc. s’en ressente, et, de
facto, des volutes new-wave/rock et éclectro planent dans l’atmosphère
sombre de ce disque disons atypique en ces temps de « dance-floorite »
exacerbée. in cold we trust ! (M.C.)

INTRAMUROS mars 2009  (mensuel Toulousain)




«la voix d’une douceur onirique glisse sur des arrangements pop racés
d’électro avec son armée de mots à manipuler avec prudence, la poésie
brûlante parfois d’acidité la violente réalité ».

LYLO avril 2009




Pour ne pas le qualifier trop hâtivement de corbeau (le terme est un brin
péjoratif), disons que le rock du duo Charlotte Guy-Yann Féry,
solidement épaulés par une belle brochette de musiciens (dont le
batteur Emiliano Turi, aperçu aux cotés de Romain Humeau) a la couleur
du tourment.
Ethéré ou plombé, crépusculaire ou mâtiné d’électro, il
évolue dans l’ombre, du gris foncé à l’anthracite, et met en avant des
textes aux paroles dures et sombres, désabusées. Si cela fonctionne
parfois superbement dans notre langue ("Le convoi" et ses guitares
alongées, réverbérées à n’en plus finir), il faut bien reconnaître que
l’anglais sied mieux à la voix de Charlotte. C’est le véhicule qui
permet le mieux d’user de tous ses charmes vénéneux ("Heavenly yours",
"Far away place").
Si l’on doit bien admettre que Charlotte Etc. n’a pas forcément réussi encore à opter
pour un son bien précis qui lui deviendrait personnel, comme une seconde peau, reconnaissons que cette
histoire d’idiome local, sésame obligé pour passer en radio, ne lui
facilite pas les choses. Faiblard, le titre "Label société" et son
propos trop caricatural, vient gâcher notre plaisir dans le dernier
tiers de l’album. Cela ne vaut pas "sauve-moi", signé Jean Fauque,
complice entre autres d’Alain Bashung.

A défaut d’avoir toujours
tout bon sur son "Imprudence" à lui, le duo Charlotte Etc. peut déjà
dire merde à Toubon, auteur de la loi sur les quotas de chanson
française sur les ondes.
lundi 2 mars 2009 - M- la Music par Alain Cattet.
http://www.m-la-music.net/article.php3?id_article=3612


«Stendhal avait le rouge et le noir pour symboliser les puissances de
son époque, l'armée et l'église (l'éternel couple du sabre et du
goupillon). Charlotte Etc, en phase avec son temps, voit la vie en rose
et noir. Rose pour le romantisme, qui peine à survivre mais qui vaille
que vaille conquiert encore les coeurs attentifs. Et le noir pour la
morosité d'un pays où la démocratie s'éteint peu à peu, à grands coups
de bling-bling et de spots télévisés orchestrés par une ultradroite
libérée de toute morale. Le pessimisme ambiant s'est fait plus prégnant
depuis "Bouquet d'épines", le deuxième album de Charlotte Etc, et pour
aborder son troisième opus la chanteuse a décidé de s'appuyer sur son
guitariste Yann Féry. Le musicien prend du galon et passe à l'écriture
et à la composition, bâtissant avec Charlotte un monde glacé et
pourtant attirant. Boucles limpides, échos fantomatiques, réverbs
infinies, telles sont les briques de base de cet univers sonore,
largement empruntées au trip-hop ("Sauve-moi", "Le convoi"). Et la voix
de Charlotte, qui interprète des textes incisifs, sans pitié mais
toujours rêveurs.

Un critique, en parlant de ce disque, a
regretté que l'anglais ne soit utilisé que sur trois titres, et que
Charlotte s'emploie encore à faire passer des idées engagées en
français. C'est ne pas comprendre, ne pas toucher du doigt la beauté
qui imprègne la langue et qui s'écoule entre les lèvres de la jeune
femme. Charlotte Etc ne chante pas en français pour passer en radio,
mais tout simplement parce que leur maîtrise du français leur permet
les plus folles impasses, les déhanchés les plus prenants et les
attaques les plus sournoises. Tous "ceux qui pensent" ("Label société")
sont la cible de notre gouvernement actuel, mais pour penser il faut
une langue pour véhiculer ses idées et les faire comprendre. Chanter en
français aujourd'hui c'est refuser de participer au nivellement d'une
culture par les refrains libidineux de jouvencelles américaines au QI
d'huitre. Pour autant, lorsque Charlotte invite l'amour dans la langue
de Shakespeare ("Betty's sister", "Heavenly yours"), elle amène un peu
de tendresse à un opus qui en manque cruellement, tant il est le reflet
impitoyable de son époque.

Avec ce disque, Charlotte Etc inscrit
à son palmarès un album équivalent à "Nous n'avons fait que fuir" et
"Des visages des figures" de Noir Désir. Non pas engagé pour afficher
une conscience politique, mais concerné par le chemin effrayant
qu'emprunte peu à peu notre société. Tour à tour vénéneuse dans ses
sussurations, tourmentée dans sa chair ou belle comme sait avant tout
l'être une femme, Charlotte a trouvé en Yann Féry le compagnon
artistique idéal. Leur union musicale montre la voie pour une chanson
française qui s'assume pleinement, laissant ses doutes, ses scrupules
et ses remords derrière elle. »

Ptit_Boy - .THE FRENCH TOUCH.
(mardi 10 mars 2009) http://www.thefrenchtouch.org/tft/objet.php?objet=2571





«Minimalisme de l'électronique, glacialité des boucles, électricité des
guitares, sombre poésie de la voix, dualité des genres, les charlotte
etc. surgissent de l'ombre nous offrant leur vision d'un monde
tourmenté au travers d'un nouvel album, ”Nous ne savons plus qui nous
sommes”, enthousiasment ! Se proclamant du rock atmosphérique, le
groupe dépasse aisément, au vu de cet éclat de création, cet écrin trop
étroit ! De la chanson voluptueuse, ”Couru d'avance”, de la retenue
dans la violence, ”Les mots violents”, une incartade britannique,
”Heavenly yours”, une reprise trip hop, ”Sauve moi”, de la musique pop,
”Far away place” ... Ce voyage initiatique me coupe le souffle ... La
beauté étincelante de ce précieux m'interpelle ... Est-ce réel ? La
réponse se trouve ici ... Ecoutez ... »

Jean-Charles Didiot - Janvier 2009 The Best Of Rock'n'France (Sélection de la Rédaction) http://www.rocknfrance.free.fr/chroniques-albums-rock.php





«C'est rare que l'on parle de rock Français ici... C'est rare aussi que
l'on aie quelque chose de correct à se mettre sous la dent ; entre les
bluettes adolescentes qui sonnent comme des pollutions nocturnes sur
trois accords et des attitudes lookées qui singent les anglais en
oubliant qu'un pantalon en cuir fait rarement de la musique à lui tout
seul, en passant par les papys du punk devenant père-la-morale et
tiroir-caisse, voire même dénatureurs de musique mandingue, on a vite
fait le tour et Noir Désir nous manque. Pas forcément Les sombres héros
de la Mer, mais "Nous n'avons fait que fuir", poème paroxystique
balloté par la rage...
Et puis, au détour d'un surf en Liberté sur
MySpace, on découvre Charlotte etc., ses textes en lame de rasoir porté
par une guitare ténébreuse, une voix douce et sombre, qui emmène sa
musique du côté de ses rivages -noirs- et qui procure enfin le
sentiment d'entendre une pop mature et sure d'elle, sans faux
engagement naïf et attitudes en toc. "Nous ne savons plus qui nous
sommes" est un album dense, qui nous livre de vrai beaux textes, comme
"les mots violents", qui ouvre magistralement l'album. Plus à l'aise
sur ses textes en français, les textes en anglais apporte une autre
ambiance, plus sucrée, mais une douceur qui ne contrebalance pas cette
très agréable acidité des textes...
Accompagnée par le guitariste au
jeu tendu, Yann Féry, Charlotte sait créer autour de ses textes une
vraie atmosphère musicale et onirique, qui laisse entrevoir une culture
musicale allant bien au delà du rock, vers des contrées plus
improvisées... Pour un disque vraiment réussi. »

Franpi - photographe et chroniqueur musical pour Full of Sound - Décembre 2008- SUNSHIP
http://franpi.canalblog.com/archives/2008/12/20/11814621.html



"La voix enjôleuse, Charlotte, à la française, mais aussi à l'anglaise,
Charlotte, en apesanteur ou prise dans les densités réalistes,
Charlotte mutine, Charlotte muette mais en musique, Charlotte fragile,
pudique, Charlotte rebelle, sombre Charlotte, dans des états accablés,
des constats, Charlotte, Charlotte se love, aussi, se fait si elle veut
amoureuse défaite, Charlotte paumée, un peu, Charlotte, à la folie
passionnément, Charlotte ou la sensualité électrique du porc-épic une
nuit d'orage, cette écorchée, Charlotte, qui chante la vie, la sienne,
les nôtres, qui dit ce qui se cache dans les coins sombres, les nôtres,
les siens, Charlotte en plongée, apnée, en elle-même, Charlotte, belle
plume et rock ténébreux, lacéré d'éclairs, fulgurances, déchirements,
Charlotte, en toute tension, Charlotte, Charlotte, Charlotte et caetera.

Il faut bien reconnaître que l'impression qui domine Nous ne savons plus
qui nous sommes, c'est d'entrer, un peu invité, un peu voyeur, dans
l'intimité d'un véritable auteur : Charlotte Guy, qui donne son nom, sa
voix et sa jolie plume au projet Charlotte etc. Quand à "etc.", ce
serait en l'occurrence surtout Yann Féry, guitariste et complice, qui
réalise l'album, signe la photo de couverture et ajoute sa signature à
presque toutes les compositions de l'album.

Fruit de la collaboration de ces deux artistes, les onze titres ici réunis donnent
à entendre de belles atmosphères tendues, qui naviguent entre pop
sensuelle et déclamation rock. Les textes sont des plus soignés, les
compositions particulièrement riches et l'ensemble est servi par une
production impeccable. Aucune raison de bouder son plaisir, donc, et
l'on se laissera volontiers emmener par la sombre poésie de l'album
sans jamais y trouver aucune concession à la facilité, l'imitation ou
l'autosatisfaction qui étouffent parfois toute l'inspiration des
projets de ce type, encore trop rare dans l'univers du rock français.

Tout au plus pourra-t-on se demander si l'on préfère la fausse candeur de
"Sauve-moi" (adaptation en français du "Bluer than midnight" du groupe
The) ou la sensualité désespérée de ce "Le convoi", pas si loin de P.J
Harvey ; hésiter entre la révolte et l'abandon aux fulgurances
poétiques de certains textes, qui réjouiront les amateurs de la plume
du Bertrand Cantat de "l'Europe" ou "Nous n'avons fait que fuir", mais
portent sur notre monde un regard oblique ("faut-il encore un tour de
l'histoire qui bégaye ? Assurément nous vivons obscurément" proclame
"Les mots violents", le titre d'ouverture, quand "Label société" lui
répond en conseillant ironiquement de "construire avec des armes et
détruire le passé, se nourrir aux engrais et prôner la sécurité,
protéger ses enfants de tout contre-courant").

Trois après un premier album resté confidentiel (Bouquet d'épines, avril 03),
charlotte etc. lance donc dans la marre du rock français un pavé
d'ampleur, d'une ambition aussi heureuse qu'atypique. Inspiré, inventif
et pourtant immédiatement accessible, Nous ne savons plus qui nous
sommes réussi le tour de force de la finesse et de l'intelligence – qui
pourrait bien propulser Charlotte etc. au devant de la scène."

par Cédric Chort, Froggydelight mars 2009
http://www.froggydelight.com/froggydelight.php?article=6646



Nourri dans la mouvance pop-rock sombre
à très bons textes (on pourrait appeler ça un rock réflexif) style
Prohom ou Expérience, Charlotte Etc. propose un rock atmosphérique,
samplé et crépusculaire, avec quelques titres qui font mouche, un poil
rebelle et critique, comme « Les mots
violents » ou le tubesque « Label société » ( »Quel monde (…) enragé et
meurtri, il ne nous reste plus que la chirurgie »).

PAR Monsieur l’ouïe, AVEYRON CONCERT INFO

http://www.aveyron-concert.info/2009/08/16/charlotte-etc-nous-ne-savons-plus-qui-nous-sommes/#more-1338


"Il y a 3 ans je découvrais charlotte etc. de l’idéal cadre du théâtre de Lenche … je tombais alors sous le charme de ce duo … du coup je retournais les voir quelques mois après et gardais de ces deux concerts le souvenir d’une sorte de version féminine de Noir Désir (en beaucoup plus chanson) … d’où ma surprise en écoutant ce disque où je retrouverai les morceaux qui m’avaient laissé cette impression (les mots violents en ouverture et nous ne savons plus qui nous sommes en fermeture où la guitare de Yann Ferry rappelle celle de STG), mais bien plus que ça. En fait entre ces deux morceaux on ne sait plus très bien où en est, tellement que cela part dans tous les sens. Le dernier disque que j’avais autant aimé et qui m’avait laissé cette impression de confusion des sens était le premier disque de Néry (La vie c'est de la viande qui pense) … du rock, de la chanson, ce que l’on appelait le trip hop, un poil d’électro, de longs passages ambiants ou aériens, le tout indifféremment en anglais ou en français avec des textes tantôt abstraits tantôt concrets mais toujours très imagés. J’ai aussi pensé à Sub Rosa, à Jours, à Wantine, à Claire Diterzi … Au final un album mûr, fruit de plus de 3 années de travail, très varié vous l’aurez compris et donc un peu désarçonnant à une époque où même si on aime beaucoup de choses différentes on aime bien cantonner un artiste dans un style. Souhaitons que ça ne perturbe pas trop les programmateurs et les diffuseurs, car il serait vraiment dommage de passer à côté d'une telle rencontre, sur disque comme sur scène."
CONCERTANDCO.COM  / par PIRLOUIIIIT avril 2009
http://www.concertandco.com/artiste//critique-cd-achat-vente-17078.htm


Un album dessiné sur tableau noir et s’inscrivant parfaitement dans
l’air du temps, c’est ce que nous propose Charlotte Etc. formation
parisienne à présent devenue duo. Voilà un troisième album en guise
d’accomplissement pour ces deux musiciens dont la complémentarité des
univers a su être le parfait catalyseur du savoir-faire de l’un et de
l’autre.

 

"Ce nouvel opus étonne par sa disparité et
fourmille de sonorités familières qui nous arrivent de toutes parts.
Ces sensations frappantes ne résultent cependant sûrement pas de
quelconques intentions de plagiats réalisés à droite à gauche, mais
d’une diversité d’inspirations, volontaires ou non, effectuées chez les
meilleurs, ce qui les rend d’autant plus perceptibles. Trois ombres
particulièrement marquantes se détachent ainsi et semblent planer
au-dessus de nos têtes, parvenant à conserver tant bien que mal une
certaine logique à l’enchaînement des onze compositions de Nous ne
Savons Plus Qui Nous Sommes. Les amateurs des années 90 seront ainsi
probablement ravis de ressentir alternativement le rock rageur et la
poésie de Noir Désir, la richesse d’orchestration et la beauté des mots
d’Alain Bashung, et le trip-hop glacial de Portishead. Les références
listées pourraient faire penser à un projet excessivement présomptueux
mais ce troisième album bénéficie d’une production largement à la
hauteur notamment grâce à l’ingénieux travail de Yann Féry.
Définitivement intégré à la formation depuis 2004, il est épaulé par
d’autres musiciens, pour certains invités sans surprise dans ce
registre musical comme Emiliano Turi le batteur de Romain Humeau.

Et si la voix de Charlotte Guy résonne aussi bien en français qu’en
anglais, c’est dans la langue de Molière que nous profitons le plus de
l’entrechoquement électrique des mots et de quelques rimes enjôleuses.
Une sombre poésie dont les belles sonorités nous envahissent sur
quelques-uns des plus beaux textes qui nous sont présentés :
L’inaugural Les mots violents dont la narration nous évoque par moments
celle de Brigitte Fontaine et surtout Couru d’avance, merveille
littéraire écrite par Jean Fauque. En attendant le retour de Bertrand
Cantat au creux de nos cages à miel, on savoure d’autant plus ce genre
de performances qui prouvent une nouvelle fois que les mots savent
sonner au moins autant que les mélodies, et parfois plus encore
lorsqu’ils sont aussi bien travaillés. Puis quand surviennent les rares
moments de douceur (Heavenly Yours et Betty’s Sister), où les paroles
engagées laissent place à un souffle léger, c’est avec les rondeurs de
la langue anglaise que s’exprime notre parisienne pour apporter un
contraste fort et évacuer le trop-plein de noirceur dans lequel on
aurait pu sombrer.

Alternant rock, pop et électronique, les atmosphères façonnées par Yann Féry deviennent le terrain de jeu idéal
à l’épanouissement vocal de son acolyte féminin qui s’en sort avec les
honneurs dans chacun des rôles endossés. On pourrait s’amuser à
rameuter également les fans de Emilie Simon, Julien Ribot ou Katel par
exemple, en leur disant qu’on trouve dans leurs univers respectifs, des
pièces de puzzle qui s’insèrent également en divers emplacements de cet
album. Mais la richesse et l’instabilité de ce troisième effort
perturbent toute tentative de rapprochement étroit ou de catalogage
précis. Si bien qu’après quarante minutes la conclusion se fait
entendre, par le biais du titre éponyme et particulièrement oppressant,
avec ces derniers mots scandés à répétition : « Nous ne savons plus qui
nous sommes, nous ne savons plus qui nous sommes ». On les comprend
aisément mais on ne leur en veut surtout pas !"
http://www.indierockmag.com/article8486.html
INDIEROCKMAG.COM - avril 2009 par Pol 

"Nous ne savons plus qui nous sommes" - Charlotte etc.
Discrète mais bien présente, la chanteuse a joué la carte de l'association pour son troisième album.

Qui peut fixer un visage sur Charlotte etc. ? Force est de reconnaître que pas grand monde n'est capable de le faire. Pourtant, cette chanteuse parisienne (auteur-compositeur-interprète) a eu l'occasion de se produire devant des centaines de personnes, à l'occasion notamment des premières parties d'artistes aussi divers que Jacques Higelin, Jack The Ripper et Arthur H. Pour "Nous ne savons plus qui nous sommes", elle s'est associée au producteur-guitariste Yann Féry afin de mettre au point 11 chansons contrastées.

En anglais comme en français, Charlotte Guy se sert de sa voix fine et haute comme d'un instrument délicat, d'une précision à toute épreuve. D'un côté, "Betty's Sister" et "Sauve-moi" s'inscrivent parmi les titres discrets de l'album, de l'autre, "Les Mots Violents" et "Derrière" se distinguent par leur vigueur électro-pop. Influencée par un nombre impressionnant de groupes, Charlotte etc. parvient sans problème à catalyser ses inspirations pour délivrer son message hors du temps et de la mode musicale.
Par Christophe Vannier (MUSICACTU) - MAI 2009
http://www.musicactu.com/actualite-musique/106036/nous-ne-savons-plus-qui-nous-sommes-charlotte-etc/




                                                                   CHRONIQUES CONCERTS

« Elle chante être"éprise de l'humanité toute entière face à la crise" et cette promesse de générosité n'est pas, chez Charlotte Guy, chose vaine.

C'est une femme passionnée, passionnelle, lumineuse, aussi souriante et spontanée que fougueuse, tant féline que reptilienne, que l'on a découverte sur la scène des Trois Baudets ce mardi soir, accompagnée de Yann Fery guitariste et producteur avec lequel elle travaille étroitement et d'Etienne Galochet à la batterie.
Ensemble -d'où le Charlotte etc...,  ils livrent une musique habitée, d'une force énorme, brute, tout en demeurant touchante et sensible, pleine de pulsations organiques.

De sa voix claire, parfaitement bien placée, intense, sensuelle qui sait aussi bien asséner, scander que murmurer, Charlotte explore des territoires musicaux apparemment contradictoires - de la chanson au post rock, et c'est sous des cieux orageux et tempétueux qu'elle en réussit l'hybridation pour construire un son singulier, oscillant sans cesse entre violence et douceur.

Elle dresse des ponts, vaillamment et avec charisme, à l'image des deux reprises abouties qu'elle nous a offertes: Niagara et Elliot Smith, elle brasse les genres, il y a chez elle aussi bien du Bashung que du PJ Harvey... Elle dit avoir tout son temps, on lui en sait gré d'autant qu'elle ne nous laisse pas une seconde de répit et nous captive de bout en bout.
Son chant est posé sur des arrangements atmosphériques, charnels particulièrement soignés et riches, où les riffs de guitare tantôt larsenés tantôt ciselés électrisent autant qu'ils hypnotisent et où les rythmiques, aussi tribales que rock, emportent par leur acuité et leur technicité.
En français comme en anglais, les mots de Charlotte résonnent en nous, une écriture onirique au charme lunaire, opulente et concise, qui ne va pas sans rappeler (malgré sa personnalité) Dominique A, Cadiot ou Breut.
Il y a chez ce trio un art magnifique de ménager des ponts, que l'on ne saurait concevoir comme des pauses mais bien plutôt comme une manière subtile de faire monter la tension pour mieux nous entêter et nous happer. Ils nous ouvrent, avec un bonheur tangible d'être sur scène,  les portes d'un univers musical radical et passionnant, aussi réfléchi qu'enfiévré et imposent une prestation spontanée, au caractère bien trempé mais affranchie des codes comportementaux rock habituels. »
NOT FOR TOURIST par Laure Dasinières 
http://www.notfortourist-paris.com/article-29996495.html
  

« Sorti le 2 mars dans les bacs, le troisième album de Charlotte Etc
s’intitule « Nous ne savons plus qui nous sommes ». C’est sur la scène
mythique des Trois Baudets, récemment réouvert et qui a vu passer
Brassens, Brel et Gainsbourg, que la chanteuse s’est offerte en
spectacle pendant deux jours. Ange ou démon, chanteuse et comédienne,
seule mais à plusieurs, elle a su s’entourer d’artistes accomplis comme
Yann Féry, un Mozart électrique et romantique à la composition, aux
arrangements, à la guitare, aux samples et aux chœurs, Etienne
Gaillochet à la batterie, ou encore Jean Fauque, LE parolier.

Dans
une mise en scène minimaliste mais calculée, jouant entre lumière
tamisée et flashes, Charlotte accompagnée souvent de son accordéon,
flirte avec le public dans une ambiguïté naïve et qui fait son charme
et la joie de son public. Et si rien n’est innocent, tout est preuve
d’amour.

On découvre alors de petits chefs-d’œuvre électro rock
: « Couru d’avance » où la douceur vocale n’est pas sans rappeler celle
de Françoise Hardy, « Les mots violents » aux sonorités
portisheadiennes, « Face à la crise », première collaboration avec Yann
Féry, et « Label société », qui sont autant de miroirs sur l’état
actuel de notre monde voué à la quête incessante du profit et donc de
la difficulté d’y rester humain. Sans oublier, deux jolies reprises : «
Between the bars » de Elliott Smith à l’accordéon, et « Je dois m’en
aller » de Niagara. Enfin, « Derrière » a cappella et sans micro,
simplement accompagnée d’une guitare acoustique ou de l’auditoire
fredonnant.

Pour nous quitter, l’artiste nous plonge dans
l’ambiance feutrée du maître Bashung, pour qui elle rend un hommage ému
en interprétant « Dehors ».

Charlotte Etc donne sans compter. C'est peut-être pour remercier tous ceux qui l'aiment, qu’elle porte ce nom."
Album « Nous ne savons plus qui nous sommes » chez Patchrock.
par Etienne pour Zikannuaire.com (9 avril 2009)
http://www.zikannuaire.com/report/dossiers/dossiers.php?val=1123_charlotte+etc+aux+trois+baudets+paris+7+8+avril+2009

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